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Économie

Récession : des craintes « exagérées »

8 février 2016 | La rédaction | Commenter

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baisse_Bourses_economie_425La croissance économique sera « modeste » au Québec au cours des deux prochaines années. Mais il n’est pas question de récession, soutiennent des experts.

Les taux de croissance prévus dans la Belle Province s’élèvent à 1,5 % en 2016 et à 1,7 % en 2017, indique une présentation de Desjardins effectuée le 21 janvier dans le cadre de la conférence Prévisions économiques 2016 du Cercle financier du Québec.

Et il vaut mieux oublier une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 2 % en raison d’une « demande intérieure trop faible et [d’une] démographie défavorable », lit-on dans le document qu’a présenté l’économiste en chef du Mouvement, François Dupuis.

On y apprend aussi que :

  • au Québec, le contexte reste difficile pour les ventes au détail, car les consommateurs sont « à bout de souffle »;
  • au Canada, les prix des propriétés « seraient surévalués » et la demande étrangère « continuera de soutenir les exportations ».

Quant au secteur névralgique du pétrole et du gaz, il produit à perte depuis quelques trimestres, a-t-il souligné. Et cette année, il connaîtra des baisses d’investissements encore plus marquées.

Enfin, un scénario de taux directeur négatif, comme celui qui a cours par exemple au Japon, s’avère « peu probable, mais pas impossible ».

CROISSANCE MONDIALE MODÉRÉE 

« Les craintes d’une récession mondiale sont exagérées. Mais la croissance dans plusieurs régions du monde demeurera faible », lit-on par ailleurs dans la présentation de Marc Lévesque, vice-président, Économie et stratégie de marché, et économiste en chef à Investissements PSP.

« La bourse chinoise n’est pas l’économie chinoise, a-t-il rappelé. L’économie de la Chine continuera sa transition vers une croissance plus soutenable, mais aussi plus lente et probablement plus volatile. » 

En revanche, la zone euro devrait aller mieux, alors que la Chine connaîtra un taux inférieur à 7 %, a indiqué de son côté Stéfane Marion, économiste et stratège en chef à la Banque Nationale. Lors de sa présentation, il a été question d’un taux de croissance mondiale d’environ 3 %.

Bonne nouvelle pour les entreprises exportatrices d’ici : le marché américain de l’emploi demeurera « porteur mais il y aura décélération », a-t-il ajouté.

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