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Réduction des GES : 40 % des entreprises du TSX seront affectées

14 février 2007 | Commenter

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(14-02-2007)« Que les investisseurs se le tiennent pour dit : l’économie canadienne devra très bientôt payer la note des émissions de carbone », prévient Marchés mondiaux CIBC dans un rapport présenté mardi dernier.

La firme de courtage et banque d’affaires a mesuré l’incidence qu’aurait une loi imposant une réduction des émissions de gaz à effet de serre(GES)sur les entreprises canadiennes cotées à la Bourse de Toronto. Résultat : 40 % d’entre elles seront affectées directement, et dans la plupart des cas l’effet sera « défavorable ».

« Les investisseurs devront reconnaître rapidement que les obligations liées aux émissions de carbone font partie intégrante du bilan d’entreprise », a souligné Jeff Rubin, stratège en chef et économiste en chef à Marchés mondiaux CIBC. Le risque carbone, a-t-il ajouté, est « plus important que bon nombre d’investisseurs ne le soupçonnent ».

Afin d’évaluer cette nouvelle forme de risque, Marchés mondiaux CIBC a établi un indice qui trace la vulnérabilité des entreprises à d’éventuels plafonds d’émissions de carbone. Elle a fixé une moyenne pondérée de quatre mesures de vulnérabilité au risque carbone : l’intensité des émissions(30 %), la capacité de répercuter les coûts sur les consommateurs(30 %)le niveau de réduction visé(25 %)et l’intensité énergétique(15 %).

Selon l’indice, les centrales au charbon représenteraient le secteur de l’économie le plus exposé au risque carbone. Les producteurs de sables bitumineux suivent. Bien que les sables bitumineux n’aient généré que 3,5 % des émissions de GES au Canada en 2004, le fait de doubler la production pour la porter à 2 millions de barils par jour entraînerait une augmentation de plus de 40 % des émissions de GES à l’échelle nationale d’ici le reste de la décennie.

Marchés mondiaux CIBC précise que l’État de la Californie a déjà établi un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission à l’échelle de l’État. Le rapport cite également les efforts du Connecticut, du Delaware, du Maine, du New Hampshire, du New Jersey, de New York et du Vermont pour limiter les émissions rejetées par les grandes centrales d’énergie électrique dès 2009, avec une réduction supplémentaire de 10 % à plus long terme. En outre, un projet de loi devant le Congrès américain propose la mise en place d’un système de plafonnement et d’échange de droits à l’échelle nationale pour les émissions de GES.

« En règle générale, le Canada tend à imiter les États-Unis en ce qui a trait à l’environnement, et ce, tant à l’échelon provincial que fédéral. Il y a de bonnes chances qu’un système similaire à celui sur le point d’être mis en oeuvre en Californie soit bientôt également adopté par les provinces canadiennes », a indiqué Jeff Rubin.

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