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Économie

Réduire la pondération des marchés émergents?

20 août 2013 | La rédaction | Commenter

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Les perspectives pour les investissements dans les marchés émergents sont désormais moins intéressantes, soutient la banque Crédit Suisse, dans un rapport de recherche publié récemment.

Les investisseurs institutionnels ont d’ailleurs pris acte de ce pronostic. Les données recueillies par Crédit Suisse montrent que la position des hedge funds par rapport aux marchés émergents est la plus pessimiste en quatre ans, peut-on lire dans un article du Globe and Mail.

La banque Crédit Suisse a abaissé sa recommandation pour les pays émergents à « neutre », alors qu’elle a haussé sa recommandation pour l’Europe à « surpondération ».  « Nous continuons à voir un risque que la croissance de la Chine ralentisse à un taux de 6 % ou moins encore, et que les données fondamentales pour  l’Inde, le Brésil et la Turquie s’assombrissent », indique le rapport.

Risque d’inflation
Les devises de presque tous les pays émergents, sauf la Chine, se sont dépréciées cette année. Cette tendance peut faire craindre un phénomène de fuite de capitaux, de l’inflation ou une croissance plus faible.

Un marché des matières premières peu vigoureux va affecter davantage les pays émergents, puisque 30 % des profits dans ces pays proviennent des matières premières. Cette proportion est de 17 % dans les marchés développés.

De plus, on estime que les économies de 30 % des pays émergents fonctionnent actuellement dans une situation de plein emploi. Il y a donc un risque très réel que ces économies entrent en surchauffe. « Des 18 pays considérés comme des marchés émergents, 13 de ces pays connaissent en ce moment un risque de surchauffe supérieur à tout ce qu’on observe dans les pays développés », analyse le rapport de Crédit Suisse.

Des situations variées
Le tableau n’est cependant pas le même pour tous les pays émergents, note l’article du Globe and Mail. Taiwan, la Chine et la Corée du Sud semblent être actuellement les économies les plus stables, alors que la Turquie, l’Afrique du Sud et l’Indonésie seraient les plus vulnérables.

« De manière générale, nous concluons que les marchés émergents pourraient connaître un rebond à court terme, mais nous croyons qu’il est justifié d’abaisser la recommandation à “neutre ”, alors qu’elle était précédemment de “légèrement surpondérée” », affirme le rapport.

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