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REER et placement : 10 erreurs à éviter

30 juillet 2010 | Commenter

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questions_decisions_choix_425Le quotidien Financial Post a demandé à des professionnels du placement et de la planification financière (CFP, pl. fin., gestionnaires de portefeuille) et autres (CA, cadres et conseillers à l’emploi d’institutions financières) d’un océan à l’autre de décrire des erreurs fréquentes que commettent les épargnants. Voici les plus grosses qu’ils ont relevées.

1. Retirer de l’argent d’un REER afin d’effacer une dette à court terme
Mauvais calcul : la plupart du temps, l’impôt à payer sur les retraits d’un REER sera plus élevé que les intérêts à verser sur une dette à court terme. De plus, les retraits prématurés réduisent de manière permanente l’espace cotisable. En général, ces retraits ont lieu après une chute des marchés. Or, non seulement l’investisseur subit-il une perte de la valeur nominale de son placement, mais il ne peut pas la déduire, puisqu’elle s’est produite dans un régime enregistré.

2. REER : attendre à la fin de l’année pour cotiser
Deux phénomènes négatifs se produisent alors. D’une part, la somme placée dans le REER bénéficie moins longtemps de l’abri fiscal que si elle avait été versée au début de l’année (14 mois, en fait). D’autre part, la majorité des cotisants qui attendent à la dernière minute achètent des fonds du marché monétaire et disant qu’il s’agit d’une solution temporaire. Or, au bout de quelques semaines, ils oublient de diversifier leur placement et laissent leur argent dormir dans ces fonds qui rapportent très peu.

3. REER de conjoint
Erreur classique : les investisseurs cotisent à un REER de conjoint, mais ils sortent l’argent trop tôt pour que le retrait soit attribué à leur conjoint. Ils se trouvent alors à payer un maximum d’impôt alors que le REER de conjoint est justement conçu pour diminuer la facture fiscale globale des ménages.

4. Détenir trop de fonds communs dans un portefeuille de placements
Un des experts consultés a vu des portefeuilles compter plus de 40 fonds ! Cette surabondance coûte inutilement cher en frais de gestion tout en étant inefficace, en raison du chevauchement du contenu des fonds (les mêmes actions se retrouvent dans deux fonds ou plus).

5. S’attacher émotivement à des titres
Nombre d’investisseurs tombent en amour avec des actions qui ne vont nulle part et s’entêtent à les conserver. C’est souvent le cas des personnes qui ont travaillé pendant longtemps au sein de l’entreprise qui a émis ces actions.

6. Actions : acheter à un sommet, vendre dans un creux
Depuis le temps que cette mise en garde est servie aux investisseurs, on pourrait croire que le message a été reçu. Mais non. Pris de panique, ceux qui liquident leurs placements déficitaires quand les Bourses s’écroulent encaissent une double perte. Primo : ils obtiennent habituellement le plus mauvais prix sur le marché. Secundo : ils ne sont plus là pour profiter du rebond des cours qui survient dans les mois, voire les semaines, qui suivent le creux.

7. Actions : s’improviser expert
Les courtiers en ligne connaissent une popularité croissante. Or, l’investissement autodidacte n’est pas à la portée de tous, loin de là. Pour réussir, il faut être discipliné, y mettre du temps et de l’énergie. Un des conseillers consultés par le Financial Post relate l’histoire d’une connaissance (pas un client) qui, du jour au lendemain, s’est improvisée experte en valeurs mobilières. En moins de deux ans, son pécule de retraite de 300 000 $ a fondu de moitié.

8. Parier sur le mauvais cheval
Croyant réaliser un bon coup, certains investisseurs font le plein d’actions qui défraient les manchettes des journaux parce que leur cours a chuté soudainement. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. « Dans 99,5 % des cas, ils perdront de l’argent, car le prix de ces actions continuera de descendre », souligne un gestionnaire de portefeuille interrogé par le Financial Post.

9. Croire que l’on est trop jeune pour avoir un plan financier
En matière de retraite, notamment, un grand nombre de Canadiens attendent d’être dans la cinquantaine avant de consulter un conseiller. Or, rendu à cet âge, il peut être trop tard pour mettre sur pied un plan d’épargne-retraite efficace. La retraite, ça se prépare tôt dans la vie.

10. Croire que l’on n’est pas assez riche pour avoir un plan financier
Au contraire, les gens qui ont des budgets serrés devraient s’empresser de consulter un planificateur financier. C’est quand les revenus sont limités qu’il faut profiter des stratégies de réduction d’impôt et de diversification des placements.

Qu’en pensez-vous ?
N’hésitez pas à nous écrire :

Saskia Ouaknine
rédactrice adjointe
Conseiller.ca

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