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Réforme fiscale : « Ça va me coûter une fortune », dit Donald Trump

29 septembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Candidat aux primaires républicaines pour les prochaines élections présidentielles, Donald Trump a présenté hier un plan de « simplification fiscale » qui bénéficiera selon lui à tous les Américains, excepté les très riches, rapporte l’Agence France-Presse.

« Ça va me coûter une fortune », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée dans le gratte-ciel qui porte son nom, à New York.

Le milliardaire américain propose par exemple de réduire de sept à quatre le nombre de tranches du barème de l’impôt fédéral sur le revenu, notamment en abaissant à 25 % le taux maximal, au-dessus de 150 000 dollars pour un particulier, au lieu de 39,6 % aujourd’hui pour les revenus supérieurs à 413 000 dollars.

MOINS DE NICHES FISCALES

Il promet aussi d’éliminer l’impôt fédéral pour 73 millions de foyers, soit près de la moitié des ménages américains. Selon le Tax Policy Center, 43 % d’entre eux en étaient cependant déjà exonérés en 2013.

Le milliardaire souhaite par ailleurs éliminer un grand nombre de déductions et autres niches fiscales qui ne profitent, reconnaît-il, qu’aux « très riches » et aux gestionnaires de fonds d’investissement, en particulier ceux qui gèrent des fonds spéculatifs (hedge funds).

Les recettes ainsi dégagées permettraient de financer les baisses d’impôts pour la majorité des contribuables, assure Donald Trump.

ATTAQUES CONTRE LES GESTIONNAIRES DE FONDS

« Nous baisserons les impôts, mais, croyez-moi, certaines personnes dans les plus hauts échelons ne vont pas être très contentes », a-t-il proclamé, en concluant : « L’économie, c’est mon rayon, je m’y connais. Je ne suis pas populiste, je suis un homme de bon sens. »

Depuis quelques semaines, souligne l’AFP, le candidat à l’investiture républicaine n’a cessé d’attaquer les gestionnaires de fonds spéculatifs. « Ce sont des types qui jouent avec du papier et qui ont de la chance. Ils gagnent des fortunes et ne paient pas d’impôts, c’est ridicule. Je veux sauver la classe moyenne », a-t-il par exemple annoncé sur CBS.


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