A A A
Affaires

Relève : Attention, ils débarquent!

9 décembre 2013 | Didier Bert | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer


Comment démarrer une carrière dans le conseil financier? Pour répondre à cette question, Conseiller a rencontré cinq jeunes professionnels qui partagent l’expérience de leurs premières années de pratique, et cinq professionnels confirmés ou experts afin de décrire les tendances lourdes de ces métiers.

Planificateur financier

  • – Formation requise : diplôme de l’IQPF, ouvert aux personnes ayant achevé un programme universitaire de formation en planification financière approuvé par l’IQPF. Le candidat doit ensuite réussir le Cours de formation professionnelle et l’examen de l’IQPF.
  • – 87 personnes sur les 232 qui se sont présentées ont réussi cet examen au cours de la dernière année (2012-2013).
  • – 4610 planificateurs financiers exerçaient au Québec en 2012.
  • – 65 % des planificateurs financiers travaillent en institution financière.
  • – 65 % des planificateurs financiers travaillent en institution financière.
  • – 7 % exercent dans des cabinets d’assurance.
  • – 7 % pratiquent dans des cabinets de services financiers.
  • – 21 % travaillent dans d’autres structures. En effet, le titre peut être porté par d’autres professionnels (notaires, avocats, etc.).
  • – Rémunération : aucune information n’est disponible à ce jour.
  • Sources : IQPF, CSF.

Kim Chabot, planificatrice financière

« Je pose un diagnostic, et je leur prescris les actions à mener pour atteindre leurs buts. »

Elle se définit comme « un médecin généraliste des finances ». Âgée de 28 ans, Kim Chabot est planificatrice financière associée au cabinet Proxima depuis 2011. La jeune femme de Boisbriand est aussi conseillère en sécurité financière.

« J’analyse la situation de mes clients et leurs objectifs à court, moyen et long termes, décrit-elle. Je pose un diagnostic, et je leur prescris les actions à mener pour atteindre leurs buts. »

Kim Chabot ne se contente pas de suggérer de payer des dettes ou d’épargner. « Je peux proposer à un médecin de s’incorporer. Mais ce n’est pas moi qui vais le faire : je le dirige vers les professionnels compétents dans ce domaine. »

La journée commence avec la lecture de l’actualité économique, « pour voir ce qui se passe sur les marchés », explique la titulaire d’un baccalauréat en finance de marché de HEC Montréal. Puis, selon les besoins, elle se déplace chez ses clients ou reste à son bureau pour monter des dossiers, bâtir des stratégies et réaliser les suivis des rencontres. « Le programme de la journée n’est jamais coulé dans le béton », précise-t-elle.

Kim Chabot participe aussi à des déjeuners d’affaires afin d’étendre son réseau professionnel. Si elle veut développer sa clientèle, la jeune professionnelle doit mettre ses aptitudes relationnelles à contribution.

 Elle tire une grande satisfaction à voir évoluer ses clients. « J’aime travailler avec des finissants universitaires du domaine de la santé. Ils sont souvent totalement perdus : ils sont criblés de dettes et leurs connaissances en finances sont très limitées. Au bout d’un an, ils ont commencé à rembourser, et parviennent même à épargner. Je me dis alors que j’ai bien fait mon travail d’éducation. »

L’avis du professionnel confirmé

Michel Lessard, planificateur financier, fiscaliste, assureur vie agréé et cofondateur du groupe Conscia

« À mes débuts en 1992, on devait seulement passer les examens pour devenir planificateur financier, mais on n’avait pas besoin de diplôme universitaire. Maintenant, il faut au moins aller chercher un bac. Cette évolution s’explique par le fait qu’on veut des gens qui investissent dans leur carrière. Les jeunes sont mieux préparés.

L’accès à l’informatique facilite aussi énormément la vie. On peut montrer les rendements du TSX depuis dix ans sur un téléphone cellulaire.

L’Institut québécois de planification financière (IQPF) publie chaque année des normes de projection avec lesquelles nous pouvons travailler. Tout cela n’existait pas il y a 20 ans.

Nous sommes devenus des conseillers plutôt que des vendeurs. Et nous pouvons travailler au sein de cabinets multidisciplinaires, avec des juristes par exemple. Ils nous apportent des compétences complémentaires, qui permettent de saisir les nuances d’un dossier.

Si j’avais un conseil à donner aux débutants? Dépêchez-vous de former un réseau de professionnels dotés de compétences complémentaires aux vôtres. »

À lire : À la rencontre des débutants : Kim Chabot, planificatrice financière

page suivante > > > >

Loading comments, please wait.