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Rémunération : 10,8 % de plus pour la fonction publique

27 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Les fonctionnaires des administrations publiques du Québec touchent de meilleurs salaires et avantages sociaux que leurs collègues du secteur privé. L’écart salarial se chiffrerait à 10,8 %, selon l’étude Comparaison de la rémunération dans les secteurs public et privé au Québec, dévoilée par l’Institut Fraser.

Les ententes salariales des fonctionnaires arrivant à terme en mars prochain, le document propose un réajustement de la rémunération globale. Toutefois, un calcul considérant l’ensemble des données relatives à cette supériorité salariale (âge, sexe, état matrimonial, niveau de scolarité, ancienneté, secteur d’activité, profession et syndicalisation) ramènerait l’écart à 7 %.

Jugées « difficiles à obtenir » par l’Institut Fraser, les données relatives aux avantages sociaux (régimes de retraite, retraite anticipée, sécurité d’emploi) présentent néanmoins les administrations publiques comme supérieures. Le document détaille ainsi plusieurs disparités existantes. Par exemple, au chapitre des régimes de retraite, on peut lire qu’en 2013, 87,8 % des fonctionnaires canadiens cotisaient à un régime de pension agréé (RPA), par rapport à 23,9 % du personnel du secteur privé.

Plus précisément, 96,9 % des fonctionnaires québécois inscrits à un régime de pension agréé jouissaient d’un régime à prestations déterminées (RPD), comparativement à 58,5 % des employés du privé.

La retraite anticipée et sa valeur en termes d’avantage n’échappent pas à l’analyse. Pour la période 2009-2013, un écart de 2,9 ans est relevé entre à cet égard entre la fonction publique et le privé.

La sécurité d’emploi, autre grand avantage ayant tendance à se raréfier, voire à disparaître, a favorisé l’administration publique selon les données 2013, alors que huit fois plus de travailleurs du privé (4,2 %) ont été mis à pied, comparativement à 0,5 % chez les fonctionnaires.

Et que révèle le taux d’absentéisme recensé? La moyenne indique que les employés à temps plein du secteur privé auraient pris 8,9 jours de congé en 2013, contre 14,2 jours du côté du secteur public.

« Si les administrations provinciales et municipales du Québec veulent mieux contrôler leurs dépenses, elles peuvent notamment veiller à ce que la rémunération de leurs employés reflète celle des employés du secteur privé occupant des postes similaires. »

Et si, dans le contexte actuel, les administrations publiques doivent nécessairement rehausser leur attractivité pour attirer les talents, Charles Lammam juge que les salaires et avantages sociaux actuels offerts à tous les paliers « sont déphasés par rapport au secteur privé. »

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