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Épargne

Reprise économique ou récession?

23 août 2010 | William André Nadeau | Commenter

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questionMark_100Depuis quelques mois, les économies occidentales connaissent un ralentissement de leur rythme de croissance.

De la fin 2009 jusqu’au premier semestre de 2010, la vitesse de croissance économique du PNB augmentait à une vitesse de plus de 3%. Selon la tendance actuelle, le rythme de croissance se situerait entre 1,5% et 2,2% pour les États-Unis et le Canada, ce qui constitue une vitesse de croisière plus lente. C’est un peu comme si votre voiture roulait à 110km l’heure et puis elle baisse entre 90k ou 100km. Vous avancez mais la vitesse est plus faible et décevante.

Selon la tendance actuelle, il n’y a pas d’anticipation d’une autre récession mais le risque a augmenté. Les marchés financiers anticipent, en exagérant, une direction ou une autre et reviennent à l’équilibre par la suite. C’est ce qui explique la baisse des bourses en mai et juin, leur hausse en juillet et la baisse en août. Le marché se cherche une direction.

Un terrain fertile pour les chasseurs d’aubaines boursières

Selon un modèle d’évaluation boursière développé par Morningstar en 2001, la bourse américaine serait sous-évaluée de 7% au 12 août.
Les résultats financiers des compagnies ne sont pas tous dévoilés. Si les cours ne grimpent pas dans les 3 prochaines semaines, on verra se creuser la sous-évaluation au plaisir des chasseurs d’aubaines. Les ratios cours-bénéfices anticipés par le consensus des économistes est de 10 fois les profits pour les 12 prochains mois. Les mêmes ratios qu’au printemps 2009 sont actuellement en vigueur. Historiquement, un ratio aussi avantageux est suivi par une excellente année boursière.

Et s’il y a perte de confiance ?

Ce que les économistes prédisent avec difficulté ce sont les réactions de confiance des consommateurs et entreprises privées. Ces mouvements de confiance reposent davantage sur l’émotion que sur la raison. Ils sont donc très volatiles dans une direction ou une autre. La tendance actuelle est une confiance mitigée envers l’économie. Si cette confiance se stabilise ou reprend, on verra les marchés boursiers dans des mouvements à la hausse et le contraire est vrai. Les bourses réagissant à court terme plus en fonction des réactions émotives que rationnelles.

Les méthodes quantitatives des banques centrales : des solutions de stimulation économique à court terme

Il serait mal perçu que des gouvernements qui ont la capacité financière de le faire de s’endettent encore plus, pour investir dans d’autres programmes de stimulations à court terme afin d’augmenter la vitesse de croisière de la croissance économique. Les banques centrales ne peuvent plus abaisser leur taux d’intérêt. Il demeure que ces mêmes banques peuvent utiliser des méthodes quantitatives. En d’autres périodes de faible niveau d’inflation, elles pourraient “imprimer.” de l’argent. C’est une méthode qui pourrait être très stimulante.

Quoi choisir comme placements?

Selon les tendances actuelles, les actions demeurent le choix sur un horizon de 12 mois. Un investisseur pourrait en détenir entre 40% et 60% dans dans son portefeuille.

Le contenu de cette chronique a été gracieusement fourni par le cabinet Orientation Finance.

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