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Réseautage sportif : être actif dans la vie… comme en affaires

15 avril 2015 | Emmanuelle Gril | Commenter

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Le sport n’est pas seulement bon pour la santé, il peut aussi être bénéfique pour vos affaires. Découvrez comment tirer parti du réseautage sportif.

La coach d’affaire, formatrice et conférencière en communication Annie Bienvenue est formelle : les clients potentiels sont partout et il faut toujours être prêt à expliquer ce que l’on fait dans la vie de façon concise et attrayante.

« L’avantage de rencontrer des gens par l’entremise d’une activité sportive est que ce cadre permet d’apprendre à se connaître. La communication est plus facile, le sport fait tomber les barrières », assure-t-elle.

Faciliter les contacts

Guylaine Deschênes, psychologue industrielle et coach de carrière, confirme :

« Lorsque plusieurs personnes se regroupent pour pratiquer une activité, cela signifie qu’elles ont des intérêts communs. Il est donc plus aisé de nouer des liens. »

Marc-Olivier Maltais

Un avis que partage également le planificateur financier André Buteau, de la Financière Liberté 55, lui qui en est à sa 18e compétition Iron Man et s’entraîne plusieurs fois par semaine.

« Dans le cadre d’un sport, les gens vous observent, ils voient s’ils ont des affinités avec vous, évaluent votre caractère et vos valeurs. Au fil du temps, certains contacts connus grâce au sport sont effectivement devenus mes clients », soutient-il.

Marc-Olivier Maltais abonde dans le même sens. Ce conseiller en services financiers à SFL du Fjord joue au hockey deux à trois fois par semaine, et pratique le golf à la belle saison. « Dans un vestiaire de hockey, on est moins porté à parler d’affaires, alors cela permet de développer des relations plus personnelles, ce qui est très important dans un secteur comme le mien, où les relations humaines occupent une grande place », assure-t-il.

Sylvain Houde

Pour sa part, le planificateur financier de SFL Outaouais et ancien joueur professionnel et entraîneur de volleyball Sylvain Houde souligne que le sport permet une approche différente d’autres activités de réseautage. « Dans un 5 à 7 par exemple, la socialisation demeure très superficielle. On essaye de rencontrer un maximum de personnes en un minimum de temps, on distribue sa carte de visite… C’est un peu comme du speed dating! Dans un sport, une complicité peut s’établir », dit celui qui joue encore régulièrement au volley à titre récréatif.

Pro ou pas?

Faut-il être un sportif aguerri pour faire du réseautage dans ce domaine?

Cela n’est pas nécessaire, assure Annie Bienvenue. « On peut très bien faire partie d’un groupe de débutants », dit-elle.

Guylaine Deschênes apporte toutefois une nuance : « Cela peut dépendre de l’image que l’on souhaite projeter. Si l’on dit qu’on est en apprentissage, cela nous donnera l’air de quelqu’un qui est humble et prêt à apprendre. En revanche si l’on veut dégager confiance en soi et leadership, il est sans doute préférable d’opter pour un sport dans lequel on est bon. »

Elle recommande aussi de toujours se montrer beau joueur et de laisser de côté les attitudes de mauvais perdant pour des raisons évidentes. « Pas question de casser sa raquette comme John McEnroe! », conseille-t-elle.

Mais, quel que soit le sport choisi, une chose est indispensable : on doit aimer l’activité, et même si ce n’est pas une passion, il faut au moins avoir du plaisir à la pratiquer.

Bien cibler ses activités, question de scorer

Pour quelle activité devrait-on opter : hockey ou golf? Tennis ou balle molle? Cela a-t-il un impact sur les personnes que l’on est susceptible de rencontrer?

André Buteau

« Il faut choisir les activités en fonction du type de personnes que l’on cible, fait valoir Annie Bienvenue, comme des patrons de PME, de grandes entreprises, des professionnels, etc. Et au bout d’un an ou deux, on réévalue pour voir si l’on a atteint le but recherché et rejoint le groupe visé. »

« Le golf a un certain standing. On a plus de chance d’y voir des hauts dirigeants et des chefs d’entreprise », estime Marc-Olivier Maltais. Il note toutefois que le moment auquel on pratique un sport peut également avoir une influence. Ainsi, il joue au golf les jours de semaine, et au hockey à l’heure du dîner. « À ces périodes, on va nécessairement rencontrer des entrepreneurs, des travailleurs autonomes ou des cadres supérieurs », poursuit-il.

Guylaine Deschênes

André Buteau note que les activités sportives pour soutenir une cause sont aussi de bonnes façons de se faire connaître. Il a par exemple lui-même participé au Marathon de la Grande muraille de Chine afin de réunir des fonds pour la recherche contre le cancer. Des initiatives qui permettent d’accroître sa visibilité tout en ayant un impact positif sur sa communauté.

Le réseautage sportif demande toutefois un important investissement en temps avant qu’il ne porte fruit. « C’est la fréquence et la persévérance dans la pratique qui comptent, cela aide à développer des liens », assure Sylvain Houde

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