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Retraite : deux Québécois sur trois n’ont pas de plan financier

27 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Plus de huit Québécois sur 10 (82 %) se décrivent comme des « adeptes de la planification » et 85 % d’entre eux se disent plus efficaces lorsqu’ils le font, notamment en matière de retraite ou pour réaliser un projet, indique un sondage publié ce matin par Desjardins Gestion de patrimoine.

Réalisée par la firme de recherche SOM auprès de 1 000 adultes, cette enquête d’opinion révèle cependant que seuls 45 % d’entre eux consacrent suffisamment de temps pour planifier leur retraite et que 64 % ne disposent d’aucun plan financier.

Seule (mince) consolation : le nombre de détenteurs d’un plan financier écrit a augmenté de deux points en un an, passant de 16 % à 18 % des répondants.

Champions de la planification

Pourtant, l’étude montre que les Québécois apparaissent comme de véritables champions de la planification quand vient le temps d’acheter une maison ou de la rénover et ce, avec l’aide de leur entourage ou d’experts.

Ils croient tellement aux vertus d’une bonne préparation qu’une vaste majorité d’entre eux va jusqu’à planifier leur remise en forme (84 %), l’organisation d’une fête (91 %) ou un voyage (89 %).

« Si 64 % des Québécois n’ont aucun type de plan financier, 75 % d’entre eux sont conscients qu’un tel plan pourrait les aider à mieux atteindre leurs objectifs pour la retraite et la vie active », commente Marc Dubuc, directeur principal Marketing chez Desjardins.

« Se doter d’un plan financier écrit n’est pas plus compliqué que de planifier des rénovations, assure-t-il. Souvent, deux rencontres avec un conseiller suffisent. L’appui d’un professionnel vaut autant pour le domaine financier que pour la planification d’un chantier de construction ou pour un plan de remise en forme. »

Planifier ses finances, ça rapporte!

Plusieurs études prouvent d’ailleurs que planifier ses finances est payant. Ainsi, un rapport du CIRANO réalisé en 2012 a constaté que les ménages qui consultaient un conseiller avaient un taux d’épargne deux fois plus élevé que celui des ménages qui n’en avaient pas (8,6 % contre 4,3 %).

De même, une étude de l’Institut des fonds d’investissement du Canada a conclu qu’un ménage qui collaborait avec un professionnel de la finance pendant 15 ans ou plus obtenait une valeur des actifs 173 % (2,73 fois) plus élevée que celle du ménage investisseur passif sans service.

Selon un autre sondage SOM réalisé récemment pour Question Retraite et la Régie des rentes du Québec, 29 % des 35-44 ans affirment avoir commencé à consulter un professionnel en planification financière au sujet de la retraite avant l’âge de 30 ans (contre 4,5 % seulement chez les 55-64 ans).

Épargne-retraite : ce qu’il faut savoir

• Quand l’âge de la retraite a été fixé à 65 ans, dans les années 1970, l’espérance de vie des Canadiens était de 80 ans ; la retraite durait alors environ 15 ans.

• Aujourd’hui, une femme peut espérer vivre 89 ans et un homme, 86 ans ; la retraite dure en moyenne plus de 20 ans.

• Le ratio moyen du nombre d’années à la retraite vs le nombre d’années travaillées est passé de 36 % en 1980 à 53 % en 2014.

• Le nombre de centenaires au pays atteindra 17 000 en 2031, contre 5 800 actuellement.

• 47 % des travailleurs québécois, soit près de deux millions de personnes, ne participent à aucun régime collectif de retraite.

• L’univers des produits de placement est de plus en plus complexe : on recense aujourd’hui 3 000 produits au Canada, contre 370 en 1988.

• Le nombre de véhicules de placement (REER, CELI, CRI, FERR, REEE, etc.) a lui aussi explosé.



 
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