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Épargne

Retraite : la confiance règne malgré un faible taux d’épargne

3 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Les Québécois ne consacrent que 10 % de leur salaire mensuel à l’épargne et 8 % à l’investissement, soit moins que la moyenne canadienne, selon le sondage Le pouls des investisseurs, publié par BlackRock.

On note, entre autres, que 52 % des investisseurs canadiens sont optimistes face à leurs perspectives financières, un recul de 3 % comparativement au taux recensé en 2013, et un indice toujours sous la moyenne internationale de 56 %.

Bien qu’ils priorisent l’épargne générale dans une proportion de 53 %, 68 % des sondés estiment que le niveau élevé du coût de la vie représente une menace pour leur planification financière à long terme.

Une priorité : la retraite

Selon l’étude, les Canadiens ont des perceptions et des attitudes contradictoires relativement à la retraite et à sa préparation. Si l’épargne demeure une priorité absolue (42 %), seulement 60 % ont commencé à épargner, un taux similaire dans tous les groupes d’âge alors que 55 % des 25 à 34 ans épargnent, contre 63 % des 45 à 64 ans.

Le document relève que les 45 à 64 ans sondés chiffrent leurs besoins en termes de revenu annuel à 69 700 $, alors que du côté des 25 à 34 ans, le montant estimé est de 94 800 $.

Dans ce contexte :
• 64 % des investisseurs canadiens sont confiants de pouvoir vivre confortablement à la retraite, un taux similaire à 2013, mais toujours sous la moyenne mondiale (68 %) ;
• 30 % des répondants croient qu’ils sont bien préparés pour leur retraite ;
• 33 % pensent qu’ils ne pourront probablement jamais prendre leur retraite ;
• 48 % craignent d’épuiser leur épargne-retraite de leur vivant ;
• 50 % pensent que les générations futures ne pourront pas épargner suffisamment pour vivre une retraite confortable.
Les raisons expliquant ce faible taux d’épargne : le manque d’argent (64 %) et les autres dépenses (32 %).

À évènement majeur, préparation majeure

Toujours selon l’étude, 80 % des Canadiens ont vécu un événement majeur de la vie (retraite, divorce, nouvelle maison, etc.) au cours des dix dernières années, mais peu d’entre eux se préparent adéquatement à ces événements déterminants.

  • 61 % des Canadiens en général disent accorder une grande importance à la planification financière ;
  • Parmi les retraités, 19 % ont eu recours à un conseiller en services financiers professionnel et 33 % n’ont rien fait du tout.

Autres points saillants

  • Les Canadiens consacrent deux heures par mois à l’analyse de leur épargne et placements ;
  • Un sur cinq n’accorde pas de temps du tout à cette activité ;
  • 45 % cotisent au maximum au régime de retraite de leur employeur ;
  • 46 % ignorent le montant de la cotisation maximale qu’ils peuvent y verser.

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