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Baisse économique

Retraite : le Fonds de solidarité sonne l’alarme

24 février 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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Alors que la saison des REER tire à sa fin, le Fonds de solidarité FTQ (FSTQ) tient à exprimer des inquiétudes face à la retraite des Québécois. Selon le fonds de travailleurs, les Québécois « se préparent mal en vue de leur retraite et risquent d’être en position financière précaire à ce moment de leur vie ».

L’impact important se fera sentir non seulement sur le niveau de vie des individus, mais également sur l’économie du Québec. « Dans moins de 15 ans, les spécialistes estiment qu’il n’y aura plus que 2,5 travailleurs pour chaque retraité au Québec contre quatre actuellement », indique le FSTQ.

Afin de démontrer l’urgence de la situation, le FSTQ y va de données peu réjouissantes :

  • Au 3e trimestre de 2009, le taux d’épargne des Québécois s’élevait à 3,1 %. C’est 0,4 % de moins qu’au 2e trimestre de 2009 (3,5 %).
  • Le Québec serait parmi les provinces où le taux d’épargne personnelle est le plus bas au pays : en 2008, il se situait globalement à 2,1 %, comparativement à 3,7 % pour l’ensemble des Canadiens. Alors qu’il se situait à 20,2 % au Canada en 1982, il est maintenant dix fois moins élevé.
  • Selon la Régie des rentes du Québec, un Québécois sur trois ne dispose d’aucune couverture en vue de sa retraite, pas même un REER personnel. « Conséquemment, bien des Québécois devront travailler beaucoup plus longtemps que prévu pour garantir un niveau de vie adéquat à la retraite », déplore le FSTQ.
  • Six PME sur dix au Québec n’offrent pas de régime de retraite. Plus de 80 % d’entre elles ne prévoient pas être en mesure d’en proposer un au cours des trois prochaines années en raison de leur situation financière. Cela affecte particulièrement les entreprises du secteur du détail et de la distribution qui embauchent des dizaines de milliers de travailleurs.

« Il faut sensibiliser davantage les Québécois à l’enjeu de l’épargne et de la retraite, a dit Yvon Bolduc, président-directeur général du FSTQ. La solution passe par des produits financiers qui leur permettent très tôt dans leur vie active de contribuer régulièrement à leur fonds de retraite, plutôt que de s’en remettre pour leurs vieux jours aux prestations minimales de l’État. »

Le FSTQ rappelle que les épargnants qui achètent ses actions peuvent bénéficier de crédits d’impôt pour fonds de travailleurs totalisant 30 % de la somme investie, jusqu’à concurrence de 5000 $. Si les actions du FSTQ sont placées dans un REER, une déduction REER vient s’ajouter au crédit d’impôt.

L’avantage fiscal propre aux fonds de travailleurs a pour effet de diminuer le risque financier et de rentabiliser le placement. Les crédits d’impôt de 30 %, la retenue sur le salaire et les réductions d’impôt immédiates « permettent d’économiser chaque semaine avec un minimum de contraintes », affirme le FSTQ.

Par exemple, un travailleur qui aurait un revenu annuel imposable de 40 000 $ et qui opte pour la retenue sur le salaire et les réductions fiscales à la source n’a qu’à débourser 7,21 $ par semaine pour économiser 1 000 $ net par année. S’il avait investi le même montant chaque année au cours des cinq dernières années sous forme de retenue sur le salaire, il aurait obtenu un rendement composé annuel de 14,9 %, sans compter les déductions relatives au REER.

« Pour la même période, les fonds canadiens équilibrés neutres a quant à eux généré un rendement de 4,0 % selon Globefund. Autre élément de comparaison, actuellement, le rendement offert pour un certificat de placement garanti (CPG) non rachetable d’un terme de 5 ans avoisine les 2 % », constate le FSTQ.

« L’épargne-retraite dans le REER au Fonds de solidarité FTQ permet non seulement de favoriser un niveau de vie adéquat à la retraite, mais contribue aussi à des investissements partout au Québec qui procurent et maintiennent des emplois », a souligné Yvon Bolduc.

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