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Retraite : les Canadiens parmi les plus pessimistes au monde

28 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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couple_baby-boomers_deprime_stress_dette_endettement_retraite_425Les travailleurs canadiens figurent parmi les plus nombreux dans le monde à vouloir prendre leur retraite d’ici cinq ans, mais plusieurs d’entre eux croient qu’ils n’y arriveront pas, selon une étude internationale publiée hier par HSBC Canada.

Intitulé L’avenir de la retraite. Repartir du bon pied, le rapport montre que les Canadiens de 45 ans et plus désireux de quitter le marché du travail vers 2020 représentent 74 % des sondés au pays, une proportion nettement supérieure à la moyenne internationale (65 %). Ils sont seulement devancés, à ce chapitre, par l’Argentine (78 %), la France (77 %), la Chine (75 %) et le Royaume-Uni (75 %).

Près de la moitié (45 %) d’entre eux estiment néanmoins qu’ils seront incapables d’y arriver. Un constat qu’ils partagent avec leurs homologues français (54 %), argentins (51 %), singapouriens (48 %) et britanniques (45 %).

En outre, 93 % des répondants au pays, la proportion la plus élevée des 17 marchés scrutés par l’étude, affirment que des considérations financières (manque d’épargne, dettes importantes ou nécessité de subvenir aux besoins de personnes à charge) les empêcheront de vivre la retraite dont ils rêvent.

CERTAINS CROIENT QU’ILS NE PARTIRONT JAMAIS

À l’instar de la moyenne internationale, 25 % des Canadiens de 45 ans et plus qui aimeraient prendre leur retraite jugent par ailleurs que le travail a un effet négatif sur leur santé mentale ou physique.

Toutefois, 28 % de ceux qui sont déjà retraités assurent au contraire que leur santé générale s’est détériorée une fois qu’ils ont cessé d’être actifs, une proportion inquiétante, même si elle est moindre que celle enregistrée aux États-Unis (36 %), au Royaume-Uni (37 %) et en France (36 %).

L’étude publiée hier montre également que 14 % des non-retraités du Canada croient qu’ils ne prendront jamais leur retraite. À noter qu’un nombre croissant de répondants d’autres pays commencent à penser comme eux, puisque la moyenne internationale, qui était de 10 % l’an dernier, atteint désormais 18 %.

LES FEMMES SOUVENT PLUS VULNÉRABLES

Enfin, le rapport observe que près d’une femme retraitée sur trois (32 %) juge que sa situation financière s’est détériorée après qu’elle ait quitté la vie active, comparativement à un homme sur quatre (24 %).

De manière générale, 98 % des femmes non retraitées âgées de 45 ans ou plus disent d’ailleurs éprouver des problèmes d’argent, contre 88 % des hommes.

« La retraite devrait être l’occasion de choisir ce que l’on veut vraiment faire dans la vie. Pourtant, comme le montre notre étude internationale […], épargner en prévision d’une retraite confortable et active n’est pas toujours facile pour les gens en âge de travailler », conclut Betty Miao, vice-présidente de HSBC Canada.

MÉTHODOLOGIE

L’étude de HSBC est basée sur un sondage mené en ligne par Ipsos MORI à l’automne dernier auprès de 18 000 personnes âgées de 25 ans et plus dans 17 pays et territoires du monde entier.

Ces derniers sont l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, l’Égypte, les Émirats arabes unis, les États-Unis, la France, Hong-Kong, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, le Mexique, le Royaume-Uni, Singapour et Taïwan.

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