A A A
Épargne

Au diable l’héritage!

30 avril 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Les Canadiens sont, avec les habitants de Hong Kong, les plus enclins à vouloir dépenser tout leur argent de leur vivant, selon un rapport mondial de la HSBC sur l’avenir de la retraite publié hier.

Intitulée Choices for later life (Les choix à faire pour l’avenir), cette étude d’une trentaine de pages a été menée à partir d’un sondage effectué auprès de 16 000 personnes (dont 1 000 au Canada), retraitées ou en âge de travailler, réparties dans 15 pays et territoires dans le monde.

Elle présente plusieurs données intéressantes obtenues en comparant au reste du monde les attentes des Canadiens à l’approche de la retraite, ainsi que leur réalité.

Objectif : réaliser un rêve

Ainsi, lorsqu’on leur demande quelle est leur attitude par rapport à l’épargne et aux dépenses, 27 % d’entre eux répondent qu’ils préfèrent employer tout leur argent et laisser leurs enfants s’enrichir par eux-mêmes, contre 23 % des Américains et 12 % des Mexicains, par exemple.

Mais qu’ont-ils donc l’intention de faire de leurs économies? Accomplir leurs rêves, révèle l’étude, qui montre que les retraités canadiens sont beaucoup plus susceptibles que les autres d’atteindre les buts qu’ils s’étaient fixés pour leurs vieux jours. La preuve : 44 % d’entre eux ont réalisé au moins un de leurs objectifs de retraite, ce qui est nettement supérieur à la moyenne mondiale de 24 %.

Les parents canadiens figurent également parmi les moins enclins à aider financièrement leurs enfants après la fin des études, selon le rapport. Résultat, seuls 11 % des répondants d’un océan à l’autre qui ne sont pas à la retraite indiquent donner de l’argent à leurs enfants adultes. Il s’agit de l’une des plus faibles proportions observées, la moyenne mondiale étant de 21 %.

Retraités malgré eux

Par ailleurs, 15 % des Canadiens aujourd’hui à la retraite soutiennent avoir pris cette décision parce qu’ils avaient du mal à trouver du travail en raison de leur âge. Seuls les retraités australiens sont plus nombreux à avoir invoqué le manque de perspectives d’emploi (17 %), ce qui place les répondants de ces deux pays loin devant la moyenne mondiale (10 %).

Enfin, l’étude fait ressortir un changement important dans la façon dont les Canadiens planifient cette phase de leur vie. Alors que seuls 17 % de ceux qui sont complètement à la retraite affirment avoir d’abord pris une semi-retraite, 45 % des sondés encore en âge de travailler prévoient en faire de même avant de quitter définitivement le marché du travail.

La rédaction vous recommande :

 

 

 

 

 

 

 

 

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques