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Retraite : les Québécois ne veulent pas dépendre de leurs enfants

23 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Plus de la moitié (56 %) des Québécois de 40 à 64 ans s’occupent d’un parent âgé ou s’attendent à devoir le faire, tandis que 16 % lui apportent aussi un soutien financier, selon un sondage de la TD dévoilé hier.

L’enquête d’opinion révèle que 35 % des Québécois de cette tranche d’âge prennent actuellement soin, ou l’ont déjà fait, de leurs parents ou beaux-parents.

Un aidant sur trois en situation difficile

Un sur cinq (21 %) s’attend à être obligé de s’occuper de ses parents à l’avenir, ce qui est nettement inférieur à la moyenne nationale de 28 %.

Plus du quart de ces aidants naturels (27 %) déclarent que cette situation a une incidence marquée sur leur budget, mais qu’ils peuvent néanmoins l’assumer. En revanche, trois sur 10 (29 %) affirment qu’il leur est très difficile d’apporter cette aide financière, ou que cette situation s’avère difficile à l’occasion.

Par ailleurs, près de 4 Québécois sur 10 (36 %) ayant fourni, fournissant ou s’attendant à fournir une aide financière à leurs parents ou beaux-parents aident en même temps financièrement leurs propres enfants.

Économiser dès maintenant

Enfin, les deux tiers des répondants (67 %) de la province indiquent que le fait de devoir un jour prendre soin de leurs parents ou de leurs enfants les incite à vouloir économiser maintenant (71 % sur le plan national).

Ils veulent avoir suffisamment d’argent plus tard afin d’éviter à leurs descendants de se retrouver dans la même situation qu’eux aujourd’hui.

Selon Gary Direnfeld, spécialiste des relations familiales et travailleur social, il est normal pour les personnes proches de la retraite de ne pas vouloir demander à leurs enfants de les soutenir une fois ce moment venu.

« Certains ont peut-être déjà apporté un soutien financier à leurs parents, si bien qu’ils sont conscients du fardeau que cela représenterait pour leurs propres enfants. »

« Beaucoup de gens hésitent à demander de l’aide, même s’ils en ont besoin, poursuit-il. Mais si vous devez compter sur le soutien financier de vos enfants, il est important d’en discuter honnêtement avec eux pour en évaluer l’ampleur et déterminer la contribution qu’ils peuvent apporter sans subir de pression financière ou émotionnelle. »

Frais indirects

Le fait de s’occuper de parents vieillissants occasionne aussi des frais indirects, tels que la perte de revenu quand on cesse de travailler ou qu’on travaille à mi-temps, les coûts d’adaptation de la maison ou de l’appartement pour leur permettre de continuer à vivre chez eux le plus longtemps possible ou l’embauche de personnel pour les tâches ménagères, souligne Gary Direnfeld.

L’enquête a été réalisée en ligne par Environics Research auprès de 2 711 adultes de 40 à 64 ans « d’un océan à l’autre ».

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