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Économie

RRQ : une hausse des cotisations nuirait à l’économie

2 mai 2013 | La rédaction

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Les rumeurs selon lesquelles la Régie des rentes du Québec (RRQ) s’apprêterait à hausser les cotisations inquiètent la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Si les augmentations anticipées devenaient effectives, cela nuirait à l’économie canadienne et « entraînerait de nombreuses pertes d’emploi », prévient la FCEI.

En juin prochain, les ministres des Finances du pays discuteront de l’éventualité d’une telle hausse. Une des options envisagées, communément appelée proposition « 10-10-10 », se traduirait par des cotisations additionnelles pouvant s’élever jusqu’à 1100 $ par année pour les employés, un gel de la croissance de l’emploi et une chute des salaires de 1,5 %, déplore l’organisme patronal.

« On parle beaucoup de la hausse des prestations, mais très peu des coûts. Cette hausse aura un impact important à court terme, mais il faudra peut-être plusieurs décennies pour que les retraités reçoivent des prestations pleinement majorées », souligne la FCEI.

La proposition « 10-10-10 », ainsi nommée parce que le taux de remplacement du revenu serait haussé de 10 points de pourcentage, le maximum des gains admissibles majoré de 10 000 $ et la hausse du RPC/RRQ échelonnée sur 10 ans.

Une analyse de la FCEI, contenue dans un rapport intitulé Épargne forcée, fait ressortir les points suivants :

* Les employés paieraient jusqu’à 1100 $ par année en cotisations additionnelles au RRQ ou au RPC.

* Les employeurs débourseraient jusqu’à 1100 $ par année et par employé.

* Les travailleurs autonomes devraient assumer une hausse pouvant totaliser 2200 $ par année.

* Des coûts de main-d’œuvre plus élevés entraîneraient une perte d’emplois équivalant à 700 000 années-personnes.

* Les salaires subiraient une baisse de 1,5 %.

* Les ratios de la dette au PIB du gouvernement fédéral et des provinces grimperaient de 2 % et de 1,2 %, respectivement.

« Les signes ne trompent pas. Avec la hausse du RPC et du RRQ, les salaires chuteront, les cotisations grimperont, le nombre d’emplois reculera et la dette du gouvernement grossira. Si de nombreux Canadiens sont séduits à l’idée que les prestations augmentent, peu de gens ont réfléchi à l’impact qu’aurait sur l’économie une hausse échelonnée sur dix ans. La FCEI exhorte les ministres des Finances à rejeter cette proposition inquiétante lorsqu’ils se réuniront en juin », déclare Martine Hébert, vice-présidente de la FCEI pour le Québec.

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