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Sages emprunteurs hypothécaires

15 janvier 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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Qui l’eût cru ? Selon l’Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités (ACCHA), les Canadiens se montrent « extrêmement prudents » en matière d’endettement hypothécaire.

Au contraire, ils évaluent leurs capacités et leurs vulnérabilités, ne prennent pas de risques indus et ont déjà tenu compte d’une hausse des taux d’intérêt dans leurs décisions hypothécaires !

Ces constats agréablement surprenants, jumelés à la forte proportion d’hypothèques à taux fixe et au faible taux d’endettement, invalident la perception voulant que les consommateurs et les institutions financières s’exposent à des risques inconsidérés.

« Chaque année, entre 2,5 % et 3 % des ménages canadiens achètent leur première habitation. Nos données indiquent que seul un faible pourcentage dépasse les limites. Leur nombre est d’environ 4 000 ménages, soit une part infime des 13,25 millions de propriétaires d’habitations au Canada. Les risques sont encore plus faibles pour ceux qui ont emprunté durant les années antérieures », souligne l’ACCHA.

Compte tenu de ces données, l’organisme conclut que le marché hypothécaire canadien présente des risques qui sont « faibles et maîtrisés ».

L’étude de l’ACCHA, menée en décembre 2009 auprès d’un groupe de membres qui ont accordé plus de 40 000 prêts hypothécaires, fait ressortir trois faits saillants :

1. 86 % des acheteurs d’habitation ont choisi des hypothèques à taux fixe. Cette part a chuté vers la fin de l’année lorsque les taux variables sont devenus plus intéressants (à 2,25 % comparativement à 4 % pour les taux fixes).

2. Parmi les emprunteurs qui ont choisi des taux fixes, un grand nombre ont opté pour des termes plus longs. Une très forte majorité (70 %) ont choisi un taux fixe de cinq ans ou plus. Cinq pour cent ont penché pour des termes de quatre ans, 3 % ont choisi des termes de trois ans et moins de 5 % ont conclu des contrats de deux ans ou moins.

3. La grande majorité de ceux qui ont contracté leur première hypothèque l’an dernier ont emprunté moins que leurs moyens ne leur permettaient, étant donné que leur ratio d’amortissement brut de la dette est bien au-dessous des maximums permis, même lorsque l’on fait le calcul à des taux d’intérêt plus élevés.

Justement, si les taux se mettaient à monter, les propriétaires en souffriraient-ils ? Pas vraiment, dit l’ACCHA. « Même si les versements hypothécaires augmenteront probablement pour la plupart des emprunteurs, la hausse des revenus fera plus que compenser l’augmentation des versements hypothécaires », estime l’organisme.

Fondée en 1994, l’ACCHA compte plus de 12 000 membres individuels et quelque 1 600 sociétés membres qui représentent 90 % de l’activité hypothécaire au Canada.

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