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Savoir tirer le bon parti d’un héritage

6 octobre 2010 | Commenter

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questions_decisions_choix_425Au cours de la prochaine décennie, les baby-boomers canadiens vont collectivement hériter de sommes considérables, indique le journaliste John Heinzl du quotidien Globe and Mail. Des observateurs parlent d’un montant global de 550 milliards de dollars.

Or, il appert que les héritiers sont souvent pris au dépourvu lorsqu’ils entrent en possession de gros montants d’argent. On pourrait croire qu’ils vont célébrer l’événement dans la joie et la bonne humeur, alors que c’est souvent le contraire qui se produit. Leur manque de connaissance et d’expérience en matière de placement se traduit par du stress et de l’anxiété.

Que devraient faire les personnes désemparées qui héritent d’un capital inattendu ? Voici ce que proposent John Heinzl et deux planificateurs financiers qu’il a consultés, John DeGoey et Derek Moran.

1- Commencer par placer l’argent dans un compte prévu à cette fin
En ouvrant un compte distinct, on évite de confondre maladroitement l’héritage avec l’argent qui sert à régler les dépenses courantes de la famille. De plus, le fait « d’isoler » l’héritage réduit la tentation de se lancer dans des dépenses extravagantes.

2- Réfléchir avant d’investir
Avant d’effectuer des placements, les héritiers devraient songer à éliminer leurs dettes d’abord. « Les soldes impayés des cartes de crédit et les prêts dont les intérêts ne sont pas déductibles devraient être effacés le plus tôt possible », souligne John Heinzl. De plus, les héritiers devraient en profiter pour maximiser leurs cotisations à un REER et voir si l’ouverture d’un régime enregistré d’épargne-études est une option intéressante dans leur cas.

3- Faire affaire avec un conseiller à honoraires
Cette recommandation est pour le moins glissante, car le planificateur financier Derek Moran facture uniquement des honoraires… Quoi qu’il en soit, son argumentation est la suivante : les conseillers qui touchent des commissions pourraient être tentés de vendre des produits qui ne répondent pas nécessairement aux besoins de leurs clients nouvellement riches. Au contraire, les conseillers à honoraires seront tout à fait à l’aise d’annoncer aux consommateurs qu’aucun outil d’investissement ne leur convient et que de simples CPG offerts à la banque de leur quartier feront parfaitement l’affaire.

4- Rencontrer deux ou trois conseillers
John Heinzl suggère de « magasiner » les professionnels en les rencontrant durant une heure chacun. Les questions à poser :

– Ma situation financière exige-t-elle que je fasse des placements ?

– Si je dois investir pour atteindre mes objectifs financiers, quel plan me proposez-vous ?

– Quelle portion de l’héritage pourrais-je utiliser chaque année afin de bonifier mes revenus ?

– Combien vos services me coûteront-ils ?

Au terme de ce magasinage, les héritiers seront en mesure de choisir ceux avec lesquels ils partageront le plus d’affinités et avec qui ils auront le plus de plaisir à travailler.

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