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Sécur Finance dans la tourmente

20 juillet 2015 | La rédaction | Commenter

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En raison de difficultés financières, Sécur Finance a obtenu la protection du tribunal contre les recours des créanciers, à qui elle doit plus de 103 M$, rapporte La Presse. Le groupe financier a maintenant jusqu’au 22 septembre pour présenter sa proposition de règlement.

Au quotidien, l’entreprise se spécialise dans les prêts hypothécaires visant les projets immobiliers dont les promoteurs ne correspondent pas aux critères des institutions financières traditionnelles.

Ces prêts temporaires, comportant un niveau de risque plus élevé, sont consentis moyennant des frais de gestion de dossier et des taux d’intérêt plus élevés, se situant habituellement entre 12 et 15 %.

Les sommes sont prêtées par des gens d’affaires et des professionnels à haute valeur nette sur la promesse de rendements variant entre 8 et 10 %.

Parmi ces investisseurs, on retrouve Érik Péladeau (1,8 M$), frère de Pierre-Karl Péladeau, Carol Morrissette (9,3 M$), ex-président du club de hockey Titan de Laval, de même que les groupes familiaux de Gérald Pelletier (6,7 M$), ex-PDG de Multi-Marques, André Benoit (4,7 M$), ex-président du Groupe Commerce, et Georges Forest (4,6 M$), fondateur de la Quincaillerie Richelieu.

L’EFFET DOMINO

Selon les documents déposés dans la requête, les problèmes de Sécur Finance découleraient des défauts de paiement de bon nombre de ses clients-emprunteurs.

Au 30 avril, l’entreprise gérait 157 prêts pour une valeur totale de 107,5 M$, selon l’article. Pas moins de 38 d’entre eux, d’une valeur totale de 61, 7 M$, sont considérés « en difficulté ou incertains ». En 2014, Sécur Finance a perdu 11,3 M$ en mauvaises créances. Le manque de liquidités résultant de ces situations aurait forcé la firme à se protéger de la faillite.

Dans cette affaire, Sécur Finance pointe du doigt le prêt de construction, communément appelé prêt mezzanine. Ce segment de marché aurait plongé la firme dans la tourmente lorsque le marché du condo neuf a connu une baisse. Incapables de payer les intérêts sur leur prêt, les entrepreneurs ont ainsi affecté la liquidité de leur prêteur.

Selon Deloitte, les investisseurs pourraient récupérer en moyenne 90 % de leur investissement. L’article mentionne que Joël Warnet, président de Sécur Finance, et ses partenaires pourraient perdre plus de 14 M$, soit plus de 60 % du capital et des prêts investis.

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