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Six outils pour évaluer des fonds communs

2 juillet 2010 | Commenter

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etoiles_classement_top_424Morningstar Canada rappelle que le passé d’un fonds n’est jamais garant de l’avenir. Certains indicateurs peuvent donner une idée de la volatilité du prix des parts ou de la performance d’un fonds durant les pics ou les creux du marché, mais cela n’explique toujours que ce qui s’est produit hier.

Lorsqu’il s’agit de prévoir les perspectives futures d’un fonds, on peut se baser sur deux types de risque prospectif : le risqué lié au style de placement et le risque opérationnel. Chacun d’eux comporte trois outils d’évaluation.

Le risque lié au style de placement
Les tableaux matriciels de Morningstar, de même que les catégories, les secteurs et la concentration, sont les facteurs clés à soupeser lorsqu’on jauge les types de risque que prend un fonds.

1. Le positionnement dans la matrice de style est un « excellent moyen de déterminer le niveau de risque d’un fonds », dit Morningstar Canada. À long terme, les fonds d’actions à grande capitalisation axés sur la valeur, qui figurent dans le coin supérieur gauche de la matrice en forme de grille, tendent à être les moins volatils. Cela veut dire que leurs rendements oscillent moins que ceux des autres fonds communs d’actions. Au contraire, les fonds qui apparaissent dans le carré inférieur droit sont généralement les plus volatils. C’est là qu’on trouve habituellement les fonds d’actions à petites capitalisations, par exemple.

2. Le positionnement sectoriel. Un fonds qui mise beaucoup sur un seul secteur (comme celui de la technologie) affichera probablement une volatilité élevée. Et ce, peu importe s’il décroche des rendements positifs ou négatifs. Les investisseurs doivent savoir que ce type de fonds peut leur faire gagner beaucoup d’argent, tout comme il peut éventuellement leur en faire perdre beaucoup. On se sert du positionnement sectoriel comme outil de comparaison avec les pondérations sectorielles d’autres fonds qui utilisent un style semblable. Il ne s’agit pas d’éviter automatiquement un produit qui mise dans un secteur particulier. Mais les investisseurs seraient bien avisés d’équilibrer un fonds sectoriel avec des actifs complémentaires.

3. La concentration. Un fonds qui détient peu de titres est plus risqué que celui qui consacre un très petit pourcentage de ses actifs à chaque titre. Pourquoi ? Parce que la mauvaise performance d’un de ces titres se répercutera plus vivement dans un fonds concentré que dans un fonds largement diversifié. L’inverse est aussi vrai : le rendement spectaculaire d’une action aura un effet d’entraînement à la hausse bien plus marqué dans un produit concentré que dans un autre qui ne l’est pas.

Avant de choisir un fonds, il faut bien vérifier comment le gestionnaire a réparti le capital. Un portefeuille détient 100 titres ? Eh bien, si le gestionnaire a concentré la moitié de l’actif dans les 10 premiers titres, « ce fonds pourrait être bien plus volatil qu’un produit détenant le même nombre d’avoirs, mais moins concentré dans les premiers titres », fait remarquer Morningstar Canada.

Le risque opérationnel.
Il s’agit ici d’évaluer la qualité et la stabilité de l’administration des fonds et des entreprises qui les commercialisent.

4. Un changement de gestion et de stratégie. «Les fonds communs activement gérés sont seulement aussi bons que les gestionnaires et analystes qui s’en occupent», souligne Morningstar Canada. S’ils remarquent un changement, comme le départ d’un gestionnaire réputé, ils doivent se poser de sérieuses questions sur ce qui se passe dans la boîte. Par ailleurs, il est judicieux de surveiller si le gestionnaire adopte une nouvelle philosophie de placement en cours de route. « Les modifications de stratégie peuvent être une raison d’inquiétude encore plus importante qu’un changement de gestionnaire. Elles peuvent être le signal qu’un gestionnaire autrefois doué a perdu confiance dans son style, ou que la croissance des actifs a modifié la capacité de l’équipe de gestion à investir dans des titres moins liquides », note Morningstar Canada.

5. Des bouleversements au niveau de la société de fonds. Une fusion des activités avec une autre entreprise, le départ massif des gestionnaires et des enquêtes des organismes de réglementation sont généralement de mauvaises nouvelles. Quand ces drapeaux rouges sont agités, le moment est peut-être venu de placer son argent ailleurs. Les rapports de Notation de gérance Morningstar tentent de résumer toute la gamme des facteurs qui affectent la santé d’une société de fonds et par conséquent les risques encourus par les porteurs de parts.

6. L’augmentation des frais. « Les changements au ratio de frais de gestion d’un fonds constituent un facteur de risque qu’il faut absolument surveiller », conseille Morningstar Canada. Si ces frais augmentent de façon significative durant plusieurs années, il y a probablement anguille sous roche. En effet, les coûts indiquent si un fonds constitue un piètre participant au marché ou un concurrent solide par rapport aux autres produits similaires. Les ratios de frais de gestion constituent un facteur de risque qu’il ne faut pas ignorer. L’augmentation des dépenses peut aussi être symptomatique de rachats à grande échelle ou d’un changement dans la culture de société ou de ses propriétaires. Ces deux facteurs, conclut Morningstar Canada, sont des « risques à part entière ».

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