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Sommet du G8 : les fonds de couverture sur la sellette

8 juin 2007 | Commenter

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Réunis à Heiligendamm, en Allemagne, les délégués des principaux pays industrialisés du monde ont écouté avec intérêt les propos d’un représentant de l’Allemagne qui souhaite que les fonds de couverture soient notés par les grandes agences d’évaluation du crédit.

Edgar Meister, un ancien haut dirigeant de la Deutsche Bundesbank, a présenté une proposition selon laquelle les fonds de couverture devraient recevoir une cote décernée par Moody’s, Standard and Poors ou toute autre firme de notation reconnue.

Pourraient être évalués la qualité de la gestion du risque, la structure financière, le niveau de liquidité disponible, les risques associés aux opérations et les règles de gouvernance des fonds.

« Des évaluations effectuées par des agences indépendantes amélioreraient grandement la transparence de cette industrie. Elles aideraient les caisses de retraite, qui ont une responsabilité importante vis-à-vis de larges segments de la population », a argué Edgar Meister.

Selon sa proposition, on devrait commencer par noter les 200 plus importants fonds de couverture de la planète, qui détiennent les deux tiers des quelque 1 600 milliards de dollars américains concentrés dans les coffres de cette industrie mondiale.

Edgar Meister estime que la notation est essentielle, car les fonds de couverture exercent un poids considérable sur le marché des capitaux et attirent des investisseurs de toutes catégories, petits et grands. L’ex-banquier est préoccupé du fait que les faillites des gros fonds ont un effet d’entraînement qui perturbe les autres secteurs des marchés financiers.

L’idée lancée par Edgar Meister n’est pas nouvelle. Le mois dernier, Moody’s songeait à attribuer une note de crédit aux portefeuilles de titres de dette non garantie que détiennent les fonds de couverture. Par exemple, elle pourrait décerner la cote « QQ1 Excellent » aux fonds dont les opérations et les procédures sont consignées dans des politiques claires, exhaustives, documentées et appliquées avec rigueur.

Bien que la proposition d’Edgar Meister ait été poliment accueillie, les observateurs ne croient pas qu’elle sera adoptée. « Elle arrive trop tôt, car on se sait pas encore quels problèmes peuvent surgir avec les fonds de couverture. À quel degré ces fonds sont-ils liés avec les marchés financiers? Commençons d’abord par élucider cette question », a souligné John Kerton, directeur du groupe de recherche sur le G8 à l’université de Toronto.

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