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Taux de propriété : le Québec traîne de la patte

16 mai 2018 | La rédaction | Commenter

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maison_immobilier_cle_clef_porte-cle_425Le taux de propriété au Québec est de 61,3 %, soit un niveau nettement moins élevé que la moyenne canadienne, qui atteint 67,8 %, selon l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec.

Dans une édition spéciale de son Bulletin de l’habitation réalisée à partir des données du dernier recensement de Statistique Canada, l’APCHQ précise que, entre 2011 et 2016, ce taux a diminué chez les 25-34 ans pour s’établir à 44 %, tandis qu’il a grimpé à 64,5 % chez les 35-54 ans et à 68,9 % parmi les 55-64 ans.

En revanche, dans le segment des 75 ans et plus, le taux de propriétaires a « fortement progressé » durant cette période, pour se fixer à 59,7 %.

MONTRÉAL TIRE LA MOYENNE QUÉBÉCOISE VERS LE BAS

Ces disparités se retrouvent également au niveau régional, constate l’APCHQ. Ainsi, la grande région métropolitaine se démarque avec un taux de seulement 54,3 % de ménages propriétaires (et même de 37 % sur l’île de Montréal), alors que dans les secteurs de Lanaudière, de Beauce-Appalaches, de Montérégie-Suroît, de l’Est-du-Québec, de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean, cette proportion dépasse la barre des 70 %.

« L’accès à la propriété est toujours problématique pour les jeunes familles et il s’accentue davantage dans la région du Montréal métropolitain que dans certaines régions plus éloignées. De par son poids démographique, Montréal tire le taux de propriété du Québec vers le bas. Un coup de barre serait de mise afin de retenir et d’y attirer les familles et d’y rendre possible l’achat d’une habitation », commente Georges Lambert, directeur du Service économique de l’APCHQ.

Pour tenter de redresser la barre, la mairesse Valérie Plante a d’ailleurs récemment annoncé un nouveau programme d’acquisition résidentielle, ajoute le dirigeant.

LA COPROPRIÉTÉ, UN SECTEUR EN PLEINE EXPANSION

Le rapport de l’Association révèle par ailleurs qu’en 2016, 11,7 % des ménages québécois habitaient en copropriété, soit une hausse de 2,2 % par rapport à 2011. Les régions du Montréal métropolitain et de Québec se démarquent par une proportion nettement plus élevée de couples ayant opté pour ce type d’habitation, avec respectivement 16 % et 12,2 %. Au total, 64 % des copropriétés de la Belle Province sont situées dans la grande région de Montréal et 14 % dans celle de Québec.

« En région, la copropriété a un potentiel de développement, mais il est clair que dans les grands centres, elle prend de plus en plus de place au détriment des autres types de construction, dont la maison unifamiliale. Avec le coût et la rareté des terrains ainsi que la densification urbaine qui est priorisée, la copropriété devient en milieu urbain un type d’habitation constituant une solution de plus en plus prisée par les promoteurs et les entrepreneurs afin de répondre aux besoins de logement des ménages », estime Georges Lambert

Enfin, le rapport montre que l’âge moyen du parc de logements de la province est de 43 ans. Résultat : près du tiers (32,5 %) d’entre eux ont besoin de réparations, dont 26,1 % sont mineures et 6,4 % majeures. À noter qu’un peu plus de la moitié des habitations (56,9 %) ont été construites avant 1981, dont 27,9 % avant le début des années 1960.

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