A A A
Achats/ventes au detail

Taxes et impôts, champions des dépenses familiales canadiennes

13 août 2014 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas le logement qui gruge le plus les revenus des Canadiens, mais les impôts et les taxes. Ceux-ci absorbent une plus grande partie du budget familial annuel que la nourriture, le logement et l’habillement combinés, révèle une étude de l’Institut Fraser.

Chiffres à l’appui, l’organisation dresse un portrait du fardeau fiscal et s’interroge sur le rapport entre coûts et services offerts.

En 2013, la famille canadienne moyenne, dont le revenu se situe à 77 381 $, a ainsi payé la somme de 32 369 $ en impôts et en taxes, soit 41,8 % du revenu. En comparaison, le total des budgets nourriture, logement et habillement représente 36, 1 % du revenu annuel.

C’est donc un revirement complet pour le contribuable d’aujourd’hui. En 1961, le revenu annuel d’une famille moyenne (5 000 $) était plutôt réparti à 56, 5 % pour la nourriture, le logement et l’habillement, contre 33, 5 % pour les impôts et les taxes (1 675 $), note le rapport.

Un fardeau de plus en plus lourd

Le fardeau fiscal, qui comprend les taxes et impôts prélevés par les administrations fédérale, provinciales et municipales sur de nombreux produits et services, aurait connu une hausse de 1832 % depuis 1961, un indice supérieur à ceux de l’habitation (1 375 %), de l’habillement (620 %) et de la nourriture (546 %).

En tenant compte de l’inflation, le fardeau fiscal a augmenté de 147 % sur la période de 1961 à 2013.

Cette escalade du fardeau fiscal, en plus du coût des besoins fondamentaux, représente un obstacle pour les autres dépenses familiales, telles que l’épargne en vue de la retraite, les études des enfants et le remboursement des dettes du ménage, selon Charles Lammam, spécialiste des politiques économiques à l’Institut Fraser et coauteur de l’étude Canadian Consumer Tax Index, qui suit la charge fiscale totale de la famille canadienne moyenne de 1961 à 2013.

« Les impôts et les taxes financent certes des services publics importants, mais il faut se poser la question de savoir si ce que nous recevons en contrepartie des impôts et des taxes prélevés est raisonnable. Près de 42 % de leur revenu servant à payer des impôts et des taxes, les Canadiens devraient se demander s’ils en ont pour leur argent », souligne M. Lammam.

 

Loading comments, please wait.