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TD publie un plan pour la prospérité du Québec

11 avril 2007 | Commenter

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(11-04-2007)Le Groupe financier Banque TD vient de publier un « plan pour la prospérité du Québec » qui remet en question le « recours excessif aux grands programmes de financement du gouvernement » et qui propose un nouveau modèle de financement « axé sur une taxe à la consommation ».

Intitulé Convertir les atouts du Québec, ce plan stipule que la Belle Province doit investir davantage dans les biens d’investissement, l’éducation et l’infrastructure, en plus de réduire le fardeau réglementaire, les impôts des particuliers et des entreprises et aider à l’intégration des immigrants sur le marché du travail.

Concrètement, la TD croit qu’il faut :
* Augmenter les frais de scolarité tout en concentrant l’aide financière vers ceux qui en ont besoin. Les établissements d’enseignement supérieur seront alors mieux positionnés pour prospérer et offrir un enseignement et des services de recherche de calibre mondial.
* Harmoniser le coût des services, comme l’électricité, les eaux usées et la collecte des déchets au prix de marché. Ainsi, les actifs publics pourront être payés et gérés plus efficacement.
* S’éloigner des subventions aux entreprises, afin d’utiliser les fonds publics pour des investissements qui génèrent un meilleur rendement pour la société.

TD reconnaît que son plan nécessite un « virage fondamental » et que de nombreux citoyens vont « se rebiffer » à l’idée de payer davantage directement pour les services publics.

La mise en place de ces politiques exigent des individus et des entreprises « qu’ils reconnaissent leur propre recours excessif aux grands programmes de financement du gouvernement ». Les subventions, dit-elle, accaparent des fonds pouvant aller vers d’autres investissements essentiels à une société plus productive et, par conséquent, plus prospère. À titre d’exemple, Hydro-Québec estime que le maintien des prix de l’électricité dans la province sous la valeur marchande réelle ampute les recettes publiques de plus de cinq milliards de dollars par année.

Si le Québec refuse d’aller de l’avant, le niveau de vie futur de la province sera compromis par sa population vieillissante, qui met beaucoup de pression sur le financement des services de santé. En outre, la concurrence des pays développés et émergents aura une « grande incidence » sur le secteur manufacturier, lequel a longtemps été le moteur de la prospérité du Québec. « Le secteur du textile de la province a déjà été fortement touché. Toutefois, les répercussions s’étendront à d’autres secteurs manufacturiers exigeants en investissements, notamment le papier journal et l’industrie pharmaceutique », précise le document.

En revanche, si le Québec retrousse ses manches, il pourra tirer profit d’une liste d’avantages enviables, notamment une économie diversifiée et une qualité de vie élevée. À terme, le Québec finirait par combler « l’écart de prospérité » qui le sépare du reste du Canada. Le ménage québécois moyen bénéficierait alors d’une augmentation de son revenu annuel disponible d’au moins 8 000 $ par année, conclut la TD

Pour consulter le rapport Convertir les atouts du Québec, cliquez ici :

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