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La proximité en région

12 octobre 2017 | Pierre Gilbert | Commenter

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pierre-gilbertUn nombre important de professionnels en services financiers exercent loin des centres urbains. Leur pratique se situe à des lieues de celle des conseillers qui travaillent en ville, tout comme les demandes de leurs clients. 

PIERRE GILBERT, LESSARD GILBERT BRUI
OÙ : Chicoutimi et Alma, Saguenay– Lac- Saint-Jean
ANNÉES DE PRATIQUE : 24
TITRES : coprésident, conseiller en sécurité financière, conseiller en régimes de rentes collectives et représentant de courtier en épargne collective

Depuis près d’un quart de siècle, Pierre Gilbert, coprésident de Lessard Gibert Brui, pratique comme conseiller dans la grande région du Saguenay– Lac- Saint-Jean et, par la force des choses… à Montréal ou Québec.

« Au fil des ans, plusieurs de mes clients ont quitté la région pour s’y établir, mais ils sont demeurés mes clients, explique- t-il. Une fois par mois, je me déplace vers une de ces deux villes. » Bien sûr, il y a des coûts reliés à ces déplacements réguliers, qu’il amortit en dormant chez des proches. Ces derniers ne peuvent rien, toutefois, pour rendre plus aisée la traversée de la réserve faunique des Laurentides en plein hiver !

Pierre Gilbert sert environ 400 clients dans le domaine du placement et 200 en assurance, dont la moyenne d’âge dépasse un peu les 50 ans. En placement seulement, il gère 94 millions de dollars d’actif. Il indique que 95 % de ses clients viennent le rencontrer à son bureau d’Alma ou à celui de Saguenay. Il passe donc deux jours par semaine à Alma, deux à Saguenay « et un là où le devoir m’appelle ! » explique- t-il. Environ un client par semaine vient s’ajouter, généralement recruté grâce au bouche- à-oreille.

LA PROXIMITÉ, POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE

S’il y a un aspect sur lequel les clients du Saguenay– Lac- Saint-Jean et ceux de Montréal ou Québec se ressemblent, c’est dans leurs attentes. Sans surprise, ils veulent tous de bons rendements et souhaitent tous payer le moins de frais de gestion possible.

Par contre, on les rencontre beaucoup plus souvent que dans les grands centres urbains. Pierre Gilbert donne l’exemple de Labrecque, où il possède un chalet. L’endroit compte environ 1 000 habitants. Il y croise régulièrement ses clients, avec lesquels il a l’occasion de développer une belle complicité, notamment en discutant de sujets autres que la finance. Le conseiller apprécie ce type de relation et constate aussi que cela tend à rendre les clients plus fidèles.

L’envers de la médaille, c’est que les nouvelles voyagent vite. D’autant plus que de nombreux clients des conseillers de région se connaissent. Ils sont souvent collègues, amis ou membres de la même famille. Pierre Gilbert a comme clients des familles entières, parfois sur trois générations. « Si on fait une erreur, cela va se savoir très vite, on ne peut pas se cacher », admet- il.

Il croit avoir bénéficié des fermetures de banques ou de caisses populaires dans la région, mais surtout des coupes dans leur service à la clientèle. Par exemple, dans certaines succursales, il n’y a plus personne à l’accueil. Selon lui, cela déplaît aux gens, qui recherchent un service plus personnalisé. Plusieurs ont transféré leurs comptes chez lui pour cette raison.

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