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Économie

Trois éléments de risque contre les Bourses

12 juillet 2013 | Ronald McKenzie | Commenter

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Alors que les Bourses nord-américaines ont le moral au beau fixe, quelques voix s’élèvent pour mettre en garde les investisseurs contre une trop grande complaisance.

L’une d’elles vient de Russ Koestrich, qui trouve que l’économie américaine ne décolle pas vraiment, en dépit des récentes données positives sur la création d’emplois.

Le chroniqueur au site Advisor Perspectives estime que les marchés boursiers doivent composer avec trois risques majeurs :

1. Une poussée du rendement des bons du Trésor américain. Les obligations 10 ans du gouvernement des États-Unis offrent actuellement un rendement de 2,6 %. S’il augmentait à 3 %, les grands investisseurs, séduits par un tel taux, pourraient se détourner des actions pour trouver refuge dans les obligations.

2. Le danger européen. Russ Koestrich estime que la zone euro continue de poser un risque pour les marchés. La récession là-bas n’est pas terminée, le système bancaire du Vieux Continent demeure encore fragmenté et les politiques axées sur l’austérité financière « commencent à montrer des signes de fatigue, particulièrement au Portugal et en Grèce », dit-il. En outre, les marchés pourraient réagir vivement s’ils sont déçus du résultat des élections législatives en Allemagne, en septembre prochain.

3. Les tensions au Proche-Orient. Les troubles politiques en Égypte et les perspectives d’une guerre civile en Syrie n’augurent rien de bon pour la stabilité du Proche-Orient. Parmi les impacts économiques que ces conflits provoquent, on note la flambée des prix du pétrole au cours des derniers jours, qui se traduit par une hausse marquée du prix de l’essence. Or, quand le carburant coûte cher à la pompe, la rentabilité des entreprises est affectée et le budget des ménages, mis à mal. Ressac à la Bourse possible.

Russ Koestrich ajoute que plusieurs autres facteurs de risque pèsent sur le marché des actions : affaiblissement de l’économie en Chine, escalade des problèmes avec la Corée du Nord, difficultés budgétaires aux États-Unis, etc.

Si le chroniqueur a choisi de s’arrêter aux trois points décrits précédemment, c’est parce que les marchés ne les ont pas encore complètement intégrés dans leurs évaluations. Lorsque cela se produira, on pourrait assister à un fléchissement rapide des cours.

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