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Trois fraudeurs épinglés en Ontario

18 décembre 2009 | Ronald McKenzie | Commenter

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Terrance McGill, John Paul Baron et Leeanne Houle doivent répondre de 31 chefs d’accusation de fraude en lien avec une arnaque à la Ponzi totalisant 3 millions de dollars.

Ces trois individus, résidents en Ontario, auraient escroqué au moins 24 investisseurs pour des montants variant entre 10 000 $ et 750 000 $. Les accusations font suite à une longue enquête criminelle menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). McGill, Baron et Houle doivent comparaître à Sarnia le 18 janvier prochain.

Selon la police, les clients « investissaient » dans une société de négociation de devises du nom de Forex Baron. On leur promettait des rendements élevés. Scénario classique : les investisseurs commençaient à recevoir les intérêts qui leur étaient dus, puis les versements cessaient. Les victimes ont toutes perdu une partie ou la totalité de leur placement initial.

« Actuellement, nous avons identifié 24 investisseurs, mais nous croyons que d’autres personnes ont investi dans cette affaire. Il arrive souvent que les victimes de ce type de fraude hésitent à se faire connaître et à déclarer leur perte », a indiqué la GRC.

Les arnaques à la Ponzi, rappelons-le, sont des opérations frauduleuses de type pyramidal. Les premiers investisseurs qui occupent le haut de la pyramide sont payés par ceux qui embarquent immédiatement après eux, et ceux-ci touchent l’argent des personnes qui sont recrutées par la suite. La pyramide s’élargit et demeure viable tant que la clientèle afflue, attirée par les promesses financières. Toutefois, les paiements finissent par cesser quand n’y a plus de nouveaux joueurs qui participent au stratagème. Les investisseurs reçoivent alors une multitude d’excuses pour expliquer le non-paiement des sommes promises.

Les arnaques à la Ponzi tirent leur nom de l’Américain Charles Ponzi, qui employa ce système pour la première fois en 1921 à Boston. La recette fit de lui un millionnaire en six mois. Il demandait à des investisseurs de spéculer sur des pseudo-coupons internationaux qui étaient censés procurer un rendement de 40 % en 90 jours. Environ 40 000 personnes engouffrèrent 15 millions de dollars dans cette affaire, dont seulement un tiers leur fut redistribué.

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