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Trois organismes demandent au gouvernement fédéral d’enquêter sur la difficulté d’appliquer des mesures contre les fraudes en matière d’investissement

27 avril 2007 | Commenter

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(27-04-2007)La National Pensioners and Senior Citizens Federation(NPSCF), la United Senior Citizens of Ontario(USCO)et la Small Investors Protection Association(SIPA)veulent que le gouvernement fédéral demande une enquête nationale sur la défaillance du système canadien à appliquer des mesures contre les fraudes d’employés travaillant dans le domaine de l’investissement.

En effet, les investisseurs perdraient 18 milliards de dollars annuellement à cause de telles fraudes : 13 milliards proviendraient des fraudes commises par des employés en matière d’investissements et 5 milliards seraient dus aux frais excessifs pour les fonds communs.

Ces pertes annuelles représentent 1 % moins de rendement annuel sur le total des investissements d’actifs dans les REER, les FERR et les régimes de retraite individuels, ainsi qu’à l’extérieur des régimes de retraite, déplorent les trois organismes militant pour la protection des épargnants.

Depuis la deuxième moitié des années1980, les fraudes commises par des employés en matière d’investissements auraient occasionné des pertes de plus de 110 milliards de dollars chez les investisseurs canadiens.

Des pertes supplémentaires de 55 milliards de dollars depuis les 10 dernières années proviendraient des frais excessifs pour les fonds communs en comparaison avec le reste du monde, puisque les Canadiens ne pratiquent pas de libre-échange avec les États-Unis en matière de fonds communs.

Chaque année, environ 15 % des rendements prévus sur les investissements disparaîtraient à cause de fraudes commises par des employés et des frais excessifs pour les fonds communs.

Selon la NPSCF, la USCO et la SIPA, les personnes âgées auraient aussi à subir l’inaction des organismes d’autoréglementation de l’industrie financière, des commissions de valeurs mobilières provinciales et de la GRC, qui s’occuperaient de moins de 5 % des plaintes reçues.

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