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Économie

Trop diversifier, c’est possible? Oui

30 avril 2012 | Fabrice Tremblay | Commenter

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Tout en reconnaissant qu’une bonne diversification est essentielle pour réussir dans le domaine des placements, BMO met en garde contre la diversification excessive. Ce phénomène peut s’observer tant chez des investisseurs détenant des actions individuelles que chez ceux détenant des fonds communs.

« Les fonds d’investissement en actions canadiennes tendent à proposer des titres similaires, incluant des participations importantes dans les banques et les entreprises de l’industrie des ressources, qui dominent notre marché », souligne Serge Pépin, vice-président, stratégie de placement, chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Selon M. Pépin, le chevauchement de fonds similaires ne fait qu’ajouter des coûts et de la complexité à un portefeuille. Il préférable de détenir un ou deux fonds d’investissement en actions canadiennes composés chacun de 30 titres et plus. Il note aussi que si des fonds composés des mêmes titres affichent des pondérations différentes, les gestionnaires de fonds peuvent se retrouver à travailler à contre-courant pour l’investisseur final. Le rendement total s’en ressentira.

« Pour éviter une diversification excessive dans le cas des fonds d’investissement, il est préférable de choisir des fonds qui ont peu de titres qui se recoupent, et dont les stratégies se complètent », affirme M. Pépin.

Portefeuilles d’actions
Pour un investisseur, détenir plus de 30 titres dans un portefeuille individuel renverse les avantages de la diversification. Les experts estiment en général que de 10 à 30 titres constituent une diversification suffisante pour réduire le risque. « Le fait de détenir un nombre trop important d’actions individuelles entraîne des frais de transaction supplémentaires, sans pour autant réduire le risque à l’investissement », dit Cesar Rainusso, vice-président, BMO Ligne d’action.

« Il pourrait s’avérer plus efficace de se limiter à une trentaine de titres de compagnies environ, couvrant un certain nombre de secteurs, tels que les services financiers, les services publics, la technologie et les services de santé », affirme M. Rainusso. Le risque à l’investissement reste essentiel pour obtenir des rendements solides.

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