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Un autre accusé était lié à l’OACI dans l’affaire Norbourg

30 juin 2008 | Commenter

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Selon ce qu’a rapporté La Presse du vendredi 27 juin, un deuxième collaborateur impliqué dans l’affaire Norbourg était employé par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Félicien Souka, accusé de 174 délits de fraude, de fabrication de faux documents et de blanchiment d’argent, était employé comme expert-conseil en informatique à l’OACI.

L’OACI a officiellement demandé l’aide de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et a lancé une enquête judiciaire criminalistique. Selon une source interne de La Presse, M. Souka connaissait bien le système informatique qui gère entre autres les finances et la comptabilité des projets de l’OACI.

Une mesure urgente prise avec les banquiers et d’autres partenaires de l’organisme est la vérification complète des transactions financières de l’OACI, indique le secrétaire général de l’OACI, Taïeb Chérif.

M. Souka, un expert en informatique, aurait mis au point, à la demande de Vincent Lacroix, ex-PDG de Norbourg, un logiciel permettant de masquer documents financiers et retraits de fonds. L’informaticien s’est déclaré non coupable quant aux accusations portées contre lui depuis deux semaines.

Félicien Souka est le second accusé dans l’affaire Norbourg à être employé par l’OACI. Le gouvernement du Québec a déjà admis qu’un de ses fonctionnaires, Jean Renaud, a œuvré pour l’OACI pour un mandat d’un an, ce qui avait engendré un tollé à l’Assemblée nationale. Le chef de l’opposition, Mario Dumont, a interrogé la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, sur l’arrestation par la GRC de Jean Renaud. Il a ensuite déclaré que ce dernier avait travaillé pour l’OACI alors qu’on enquêtait sur lui dans l’affaire Norbourg et que le gouvernement n’en avait pas averti l’organisme.

Mme Jérôme-Forget a expliqué que M. Renaud avait pris un congé sans solde pour travailler chez Norbourg et que son ministère avait ensuite refusé de le réembaucher. Ce n’est que par la suite qu’il avait travaillé pour l’OACI.

En tout, la GRC a porté 922 accusations criminelles contre l’ex-PDG Vincent Lacroix et cinq de ses collaborateurs. Les six suspects ont commencé à comparaître mercredi dernier pour répondre à des accusations de complot pour fraude, de complot pour fabrication de faux documents, de fabrication de faux documents, de fraude et de blanchiment d’argent. Les faits reprochés ont eu lieu entre 2002 et août 2005.

Outre Vincent Lacroix (200 chefs d’accusation), à ce jour, les accusés incluent Serge Beugré, directeur général de Norbourg (174 chefs d’accusation), Félicien Souka, informaticien chez Norbourg (174 chefs d’accusation), Jean Cholette, teneur de livres chez Norbourg (150 chefs d’accusation), Rémi Deschambault, comptable agréé, vérificateur comptable externe (131 chefs d’accusation), Jean Renaud, consultant chez Norbourg et ex-fonctionnaire du ministère des Finances du Québec (93 chefs d’accusation).

L’enquête de la GRC a duré trois ans et a coûté plus de 3 millions de dollars aux contribuables. Jusqu’à maintenant, seul Vincent Lacroix a subi un procès dans cette affaire.

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