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Un avant-goût des effets du MRCC 2

2 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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homme_client_conseiller_affaires_naviguer_eau_ocean_425Au cours de la dernière décennie, le Royaume-Uni a instauré de nouvelles règles dans son industrie des services financiers, dont sa propre version du MRCC 2 : le Retail Distribution Review (RDR), mis en place en 2006. Parmi ses conséquences : l’abolition des commissions de suivi. Est-ce là ce qui attend les conseillers canadiens?

Dans un article de notre publication sœur Advisor.ca paru la semaine dernière, on souligne que le RDR et le MRCC 2 cherchent tous deux à augmenter la transparence entre les conseillers et leurs clients, surtout en ce qui concerne les frais et les commissions de suivi. Le pendant britannique du MRCC 2 a aussi implanté un niveau de qualification minimum requis pour tous les conseillers du Royaume-Uni en 2013.

DES LEÇONS À TIRER

Quelles leçons les conseillers d’ici peuvent-ils tirer de l’expérience anglaise? Un des impacts les plus importants de la réforme conduite là-bas s’est fait sentir dès l’entrée en vigueur du RDR. Plusieurs firmes ont carrément abandonné le domaine du service-conseil plutôt que de se plier aux nouvelles exigences, a expliqué Chris Hannant, directeur général de l’Association of Professional Financial Advisors (APFA) de Londres.

Hannant était l’un des conférenciers de l’événement Conduct and Compliance du Strategy Institute, tenu à Toronto la semaine dernière. Lors de cette journée, il a expliqué que cet exode massif des firmes a suscité une importante demande pour le conseil, mais que les clients refusaient de payer des frais de gestion trop élevés. Les régulateurs britanniques gardent d’ailleurs l’œil ouvert sur les frais exigés par les conseillers et les cabinets afin de s’assurer qu’ils sont justes et équitables envers leurs clients.

LA VIE SANS COMMISSIONS

Le président de l’APFA a aussi abordé la question de l’abolition des commissions de suivi au profit de la rémunération basée sur les frais de gestion.

« Il y a de la vie sans les commissions, a-t-il dit lors de son discours. Le Royaume-Uni a prospéré pendant la dernière décennie, et ce, avec les nouvelles règles ».

Selon lui, l’abolition des commissions avait pour but d’augmenter la transparence des conseillers et il juge que la mission est en partie accomplie aujourd’hui. Reste maintenant à voir quelle tangente prendra le marché des services financiers canadien lorsque l’implantation du MRCC 2 sera terminé.

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