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Un conseiller sur deux serait incompétent

17 septembre 2007 | Commenter

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Une enquête du groupe Option consommateurs, dont les résultats seront publiés dans le populaire magazine Protégez-Vous d’octobre 2007, inflige un camouflet à l’industrie des valeurs mobilières au Québec.

Des enquêteurs anonymes se sont fait passer pour des consommateurs disposant de 75 000 $ et ne sachant trop que faire avec. Ils se sont présentés chez 39 conseillers en services financiers pour leur demander conseil.

La plupart des grandes institutions financières ont été visitées : les banques, les caisses Desjardins, les grandes maisons de courtage et des courtiers indépendants et des compagnies d’assurance.

Apparemment, les résultats n’ont pas été à la hauteur. Option consommateurs, qui a reçu une subvention de l’Autorité des marchés financiers pour mener cette enquête, parle d’incompétence dans un cas sur deux.

« Le mot paraît fort, mais confieriez-vous 75 000 $ à un représentant qui non seulement ne vous a pas demandé si vous avez un revenu de travail ou une personne à charge, mais qui en plus ne vous propose aucune stratégie cohérente pour atteindre vos objectifs? Il s’agit là d’un exemple parmi les pires cas rencontrés, mais ils ne sont pas rares ceux qui ont omis de demander au client s’il avait des dettes ou qui lui ont transmis des informations erronées.»

Option consommateurs précise que ses exigences pour évaluer les représentants « n’étaient pas plus grandes que leurs promesses. La grille d’évaluation que nous avons élaborée reflétait les principes de base à respecter lorsque ces professionnels rencontrent un client. »

Les résultats complets se trouveront dans la version papier de Protégez-Vous, qui devrait être en kiosque le week-end prochain. Vous pouvez aussi les obtenir en ligne si vous êtes abonné.

Pour plus d’information, cliquez ici .

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