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Un fardeau fiscal excessif au Québec

5 février 2016 | La rédaction | Commenter

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damours_tirelire_quebec_425Le Québec a le taux marginal d’imposition le plus élevé au Canada à 50 000 $ de revenu et le deuxième plus élevé à 150 000 $. Ses efforts en matière d’assainissement des dépenses publiques et de réduction de la dette et des déficits sont pourtant tels que, globalement, la province se classe deuxième en matière de performance fiscale et budgétaire.

C’est ce que révèle un classement réalisé par l’Institut Fraser pour l’Institut économique de Montréal (IEDM), qui compare les résultats des dix premiers ministres provinciaux au pouvoir. L’étude mesure ainsi à la fois les dépenses publiques, les impôts des sociétés et des particuliers ainsi que les déficits et la dette.

Sur le plan de l’impôt sur le revenu, le Québec fait bien pâle figure, se classant au septième rang dans cette catégorie.

« Même s’il n’a pas connu de hausse des taux d’imposition des particuliers depuis l’élection du gouvernement Couillard, le Québec pâtit à cause de son niveau d’imposition déjà extrêmement élevé », explique Youri Chassin, directeur de la recherche à l’IEDM.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) rappelait d’ailleurs récemment que le revenu disponible des Québécois est le plus bas de toutes les provinces et croît faiblement.

DES DÉPENSES PUBLIQUES ASSAINIES

Malgré cela, la performance fiscale et budgétaire globale de Québec reste enviable puisque la province se classe au deuxième rang. Avec un score de 78,2 %, le gouvernement dirigé par Philippe Couillard arrive tout juste derrière celui de Christy Clark en Colombie-Britannique (78,5 %) et loin devant les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta (respectivement 61,4 et 53,8 %).

C’est sur le plan des dépenses publiques que Québec obtient son meilleur score. Elle est en effet la seule province avec la Nouvelle-Écosse à avoir augmenté ses dépenses moins vite que l’économie ou l’inflation et la croissance démographique combinées. Le poids relatif de l’État dans l’économie a ainsi diminué au Québec en 2014-2015.

Le gouvernement Couillard obtient également une position enviable dans la catégorie des déficits et de la dette, soit le troisième rang. Le Québec et la Saskatchewan sont les deux seules provinces à avoir réduit le poids de leur dette nette en pourcentage du PIB.

« La situation des finances publiques s’est améliorée au Québec si on la compare à celle des autres provinces, conclut Youri Chassin. Le gouvernement actuel a repris le contrôle des dépenses et mis un frein à l’endettement croissant. Mais beaucoup de chemin reste à faire avant de rejoindre la moyenne canadienne et, encore plus, avant d’atteindre une situation qui serait plus favorable à la croissance ».

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