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Immobilier

Un locataire québécois sur deux aimerait devenir propriétaire

6 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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maison_immobilier_cle_clef_porte-cle_425Une meilleure connaissance des possibilités de financement hypothécaire pourrait amener les locataires québécois à envisager l’achat d’une propriété, révèle un sondage publié lundi par la Banque Scotia.

Ainsi, près de la moitié (47 %) d’entre eux disent qu’ils songeraient à devenir propriétaires si le montant de leur hypothèque était inférieur ou égal à leur loyer.

Quelque 52 % des répondants choisissent de louer parce qu’ils ne sont pas sûrs d’être admissibles à un prêt hypothécaire.

UNE ÉPARGNE INSUFFISANTE

Les sondés citent l’épargne, la mise de fonds et le prix comme étant les principales barrières à l’achat d’une résidence, surtout parmi les 18-34 ans, tranche d’âge où les locataires sont les plus nombreux.

Près de la moitié des répondants (47 %) affirment ne pas acheter de résidence parce qu’ils craignent de ne pas avoir assez d’épargne, cette raison étant la plus répandue chez ceux qui vivent sur l’île de Montréal (31 %) et dans les autres milieux urbains (30 %).

L’enquête d’opinion montre par ailleurs que deux locataires sur cinq (39 %) aimeraient en savoir plus sur le financement hypothécaire, mais que seul un sur cinq (22 %) a déjà consulté un conseiller à propos de ses options de prêt.

PLUS DE LOCATAIRES À MONTRÉAL

À noter que près de la moitié (48 %) des Québécois vivent dans la région métropolitaine, dont 22 % sur l’île de Montréal et 26 % sur la Rive-Nord ou la Rive-Sud. La location est plus répandue chez les 18-34 ans (46 %) et chez les Montréalais (52 %).

Environ un répondant sur cinq indique être locataire parce qu’il ne se sent pas prêt à devenir propriétaire (19 %), parce qu’il ne veut pas être lié par un prêt hypothécaire (17 %) ou parce que c’est trop de responsabilités (17 %).

Enfin, les parents québécois sont nettement plus nombreux (58 %) que les Québécois sans enfant (44 %) à affirmer être locataires parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter une maison.

Le sondage a été réalisé du 16 au 21 mars par Nielsen Consumer Insights pour la Banque Scotia auprès d’un échantillon de 1 048 personnes, dont la moitié à Montréal et l’autre moitié partout ailleurs dans la province.

Plus d’hypothèques en 2015

L’an dernier, plus de 119 000 hypothèques pour de nouvelles propriétés ont été conclues, soit une augmentation de 1 % par rapport à 2014, selon les plus récentes données de la firme JLR.

Ainsi, près de neuf acheteurs de propriété unifamiliale sur 10 (87 %) en ont contracté une, comparativement à 84 % des acquéreurs de copropriété.

Selon JLR, cet écart peut s’expliquer par le fait que les acheteurs expérimentés sont davantage présents dans le secteur des condominiums.

DESJARDINS, PRÊTEUR NUMÉRO 1

Le Mouvement Desjardins reste le principal prêteur hypothécaire au Québec, avec une part de marché de près de 39 % pour ce qui concerne les nouvelles acquisitions. Viennent ensuite la Banque Nationale (14 %), la Banque Royale (9,5 %), la Toronto-Dominion (7,2 %), la Banque de Montréal (7 %), la CIBC (4,5 %), la Banque Scotia (4,3 %) et la Laurentienne (3,6 %).

À noter qu’une part sans cesse croissante du marché (11,5 %) est détenue par des prêteurs non traditionnels, comme First National, Manuvie ou le Groupe Investor.

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