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Un MRCC 2 à l’américaine?

27 mars 2015 | La rédaction | Commenter

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Un projet de loi américain rappelant le MRCC 2 vient d’être déposé par Scott M. Stringer, contrôleur de la ville de New York. L’objectif : forcer les conseillers à informer leurs clients que leurs intérêts ou ceux de leur cabinet peuvent influer sur les produits et les services proposés. La raison : des pertes annuelles de 17 G $US en investissement dues aux conflits d’intérêts.   

Le site Advisor rapporte que la plupart des investisseurs new-yorkais croiraient, à tort, que leur conseiller financier agit en fonction d’un devoir de fiduciaire lorsque vient le temps de souscrire à des produits financiers. Ce qui n’est pas le cas, selon M. Stringer.

En vertu des nouvelles règles proposées, le conseiller devrait obligatoirement divulguer les informations suivantes :

« Je ne suis pas un fiduciaire. Je ne suis donc pas tenu d’agir dans votre intérêt supérieur. Je peux ainsi recommander des produits d’investissement qui génèrent davantage de profits pour moi ou mon cabinet, et ce, même si ces produits ne constituent pas la meilleure combinaison pour vous en termes de frais, de risques et de rendements anticipés. »

Le défenseur de ce projet de loi se dit également en faveur d’une réglementation nationale des fiducies visant les conseillers, arguant que les standards actuels sont trop permissifs.

Selon le Council of Economic Advisers présidentiel, les frais élevés, les conflits d’intérêts et les mauvaises pratiques de placement coûtent annuellement 17 G $US aux investisseurs américains. Un avis professionnel biaisé représenterait une perte d’environ 1 % sur le rendement, réduisant l’actif de retraite d’une famille de classe moyenne de plus de 25 %.

L’APCSF approuve

« Je suis pour ce type de réglementation, déclare Flavio Vani, conseiller en sécurité financière et président de l’Association professionnelle des conseillers en services financiers (APCSF). Mais, comme dans le cas du MRCC 2, il faut qu’elle s’applique à tous les intervenants du marché financier. Ce qui inclut les institutions financières, telles que les banques. »

« Il faut que le client sache exactement pourquoi il paie des frais, et à qui sont réellement versés ceux-ci. Ça ne doit pas être réservé seulement aux conseillers indépendants », ajoute M. Vani.

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