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Un RAAP au lieu du RAP ?

8 septembre 2010 | Sophie Stival | Commenter

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Vos clients ont peut-être tiré avantage en 2009 des crédits d’impôt à la rénovation. Bien que ce programme ne soit plus en place, il est possible qu’un nouveau régime voie le jour sous peu. C’est du moins ce que souhaite l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT).

Ce regroupement compte suggérer à nos gouvernements (d’ici quelques mois) un nouveau régime qui facilitera le financement des travaux de rénovation domiciliaire. En modifiant le fameux régime d’accession à la propriété (RAP) en régime d’accession et d’amélioration de la propriété (RAAP), on permettrait aux Québécois de piger dans leur régime enregistré d’épargne-retraite (REER) pour rénover leurs résidences.

Les avantages du RAAP (selon l’AQMAT) :
Stimuler la consommation malgré la hausse de 1 % de la TVQ le 1er janvier 2011 et remplacer les crédits en vigueur en 2009.

  • On pourrait épargner pour rénover, tout en stimulant l’industrie de la construction et l’économie.
  • Peu coûteux pour nos gouvernements : cet argent croît déjà à l’abri de l’impôt.
  • Ne favorise pas l’endettement puisqu’on emprunte son propre argent.

Bémols :

  • Coût d’administration du programme
  • Est-ce le rôle d’une politique fiscale que d’encourager les gens à rénover leur maison? Il faut peut-être distinguer le RAP qui favorise l’acquisition d’une première maison et l’envie de renipper sa résidence.

(source : La Presse et le journal Les Affaires)

Retirer des sommes qui croissent à l’abri de l’impôt en vue de la retraite vaut-il le coût (d’opportunité) par rapport à l’utilité de rénover son domicile ? Est-ce que ces coûts sont essentiels ? Ajoutent-ils de la valeur à la maison, si on doit la revendre ? En gros, est-ce un investissement ou une simple dépense ? Des questions que devront peut-être se poser vos clients.

Ce nouveau régime n’est peut-être pas une mauvaise idée si on l’utilise correctement. Par exemple lorsque vos clients pigent dans leur REER et qu’il le rembourse dans un délai assez court (2 ou 3 ans) tout en évitant un emprunt coûteux. Mais ceux qui ne rembourseraient pas rapidement ces sommes se priveraient en effet d’une capitalisation importante au fil des ans.

Vos clients ont-ils avantage, selon vous, à financer leurs rénovations en pigeant dans leur REER ?

Note : Une version modifiée de cet article est parue sur le blogue d’actualité financière et économique de Sophie Stival (www.quialacote.ca).

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