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Économie

Un robot nommé au CA d’un fonds d’investissement

22 mai 2014 | La rédaction | Commenter

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Il pourrait s’agir d’un scénario de film de science-fiction, mais c’est la réalité. À la mi-mai, après avoir fait ses preuves dans deux autres entreprises, un robot baptisé VITAL a été nommé « membre » à part entière du conseil d’administration d’une société établie à Hong Kong, rapporte Le Figaro.

Gestionnaire de fonds à haut risque spécialisé dans les investissements dans les secteurs de la santé et des biotechnologies, Deep Knowledge Ventures (DKV) lui a même confié une tâche essentielle, puisqu’il l’aidera à identifier les placements les plus rentables pour la compagnie.

VITAL (Validating Investment Tool for Advancing Life Sciences, soit « outil de validation des investissements dans la science pour les progrès de la vie ») est un algorithme capable d’anticiper toutes sortes de situations, explique Le Figaro.

Une voix à part entière au CA

Son rôle? Analyser des résultats prévisionnels, évaluer les premiers tests de nouveaux médicaments, la disponibilité des brevets ou les précédentes levées de fonds des sociétés dans lesquelles DKV envisage d’investir.

Par ailleurs, souligne le journal français, comme c’est un robot on peut lui faire confiance et lui permettre de manipuler les données les plus confidentielles sans risques de fuites vers la concurrence ou pour la propriété intellectuelle de son employeur.

DKV est la première entreprise à se fier à une intelligence artificielle au point de lui accorder une voix, au même titre que ses cinq collègues humains, lors des votes de son CA. Si la machine n’assiste pas « physiquement » aux réunions, tous les sujets à l’ordre du jour sont accompagnés de ses rapports, analyses et suggestions.

Pour Dmitry Daminskiy, administrateur de la société et responsable du projet, cette innovation ne pose aucun problème.

« Des perspectives très intéressantes »

« Les hommes sont émotifs et subjectifs. Ils peuvent commettre des erreurs mais, à la différence d’un robot, ils sont capables de prendre de bonnes décisions grâce à leur intuition. Les machines, elles, fonctionnent avec leur seule logique. En formant une équipe mixte, nous essayons d’optimiser les avantages de chacun pour réduire le risque d’erreur au minimum », a-t-il confié au site étasunien Beta Beat.

Deux semaines après l’arrivée de VITAL au conseil d’administration de DKV, Dmitry Daminskiy se dit très satisfait des premières décisions du robot en matière d’investissement. Et il ne cache pas qu’il attend beaucoup de sa nouvelle « recrue ».

« Les perspectives ouvertes pour la gestion de portefeuilles sont très intéressantes. Cet outil devrait en grande partie automatiser et accélérer les vérifications effectuées lors d’une transaction, ce qui permettra de déceler des tendances qui ne sauteraient pas forcément aux yeux des humains », prévoit-il.

À l’avenir, VITAL devrait être encore plus perfectionné. En effet, des équipes de développeurs de la compagnie britannique Aging Analytics Agency travaillent actuellement à le doter de capacités d’apprentissage et à le rendre plus autonome.

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