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Justice

Un supposé conseiller fait face à 107 chefs d’accusation

21 juin 2012 | La rédaction | Commenter

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Le pseudo-conseiller Karl Talbot devra répondre de 107 chefs d’accusation pour exercice illégal de courtier et aide au placement illégal. L’Autorité des marchés financiers (AMF), à l’origine de cette poursuite, réclame une amende de 1,7 million de dollars.

Karl Talbot dirigeait Corporation Réseau Nemex, une entreprise qui se présentait comme une société de recherche et de développement. Par le biais d’infomerciaux, elle sollicitait des consommateurs pour qu’ils investissent dans l’équipement d’entraînement One Gym et l’Ultimate Voice Builder en vue d’en faire le commerce.

Les affaires ont mal tourné. À l’automne 2008, Nemex a suspendu ses activités, car les ventes ne décollaient pas. En entrevue au Journal de Québec, Karl Talbot a indiqué que la crise financière a semé la méfiance auprès des consommateurs américains et que les ventes des appareils One Gym en ont pâti. « Nous avions des coûts fixes beaucoup trop élevés et nous avons décidé de geler les opérations jusqu’en janvier », a déclaré Karl Talbot.

Selon l’AMF, 39 investisseurs auraient subi des pertes évaluées à plus de 1 million de dollars.

Cinq autres pseudo-conseillers travaillaient de concert avec Karl Talbot dans cette histoire : Guy Normandin, Jean Boivin, André Jacques, Dennis Nadeau et Richard Lemay. Collectivement, ils font face à 18 chefs d’accusation pour exercice illégal de courtier et aide au placement illégal, et à des amendes totalisant 198 000 $.

Attention! Il ne faut pas confondre le Richard Lemay dont il est question ici avec Richard Lemay, expert en règlement de sinistres rattaché au cabinet Lemay & associés à Québec, et détenteur du certificat 121 080.

Radiation temporaire 

Par ailleurs, la Chambre de la sécurité financière a annoncé la radiation temporaire pour six mois de Théogène Francoeur (certificat no 180 982), un conseiller en sécurité financière exerçant dans la région de Montréal.

M. Francoeur a conseillé à un client d’investir dans une compagnie (le Groupe GDM), alors que son certificat ne l’autorisait pas à faire ce genre de transaction. Le comité de discipline de la Chambre affirme que, s’il y a des faits atténuants, « la gravité objective de l’infraction ne fait aucun doute ». Cela ne faisait que quelques mois que M. Francoeur exerçait en temps de conseiller en sécurité financière, mais la Chambre affirme qu’il savait qu’il n’était pas autorisé à conseiller ce genre de produit. De plus, il occupait un deuxième emploi de mécanicien, et a profité de cet emploi pour solliciter ses collègues, dont faisait partie le client floué, qui venait de recevoir un héritage.

M. Francoeur ne pourra exercer en tant que conseiller en sécurité financière pour une période de six mois et il devra payer les déboursés.

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