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Le célibat, dur pour le portefeuille

3 août 2017 | La rédaction | Commenter

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Seul_solitude_celibataireLe nombre de personnes vivant seules au Canada est plus élevé que jamais et c’est au Québec que cette situation est la plus répandue, selon les données du recensement 2016. Or, vivre seul coûte cher, rappelle le Globe and Mail.

Au Canada, 28,2 % des ménages étaient composés d’une seule personne en 2016. Ce taux grimpe à 33,3 % au Québec. Pour la première fois, ce type de ménage est le plus fréquent au pays.

Or, vivre seul représente un important désavantage sur le plan financier, rappelle le chroniqueur du Globe and Mail Rob Carrick. Habiter en couple permet de partager des dépenses, comme les paiements d’hypothèque ou de loyer, les taxes, les services publics et l’entretien de la résidence. Une personne seule paie environ 75 à 80 % des dépenses que fait un couple, et non 50 %, estime Janet Gray, dirigeante du bureau d’Ottawa de CARP, un groupe qui représente les retraités.

AVANTAGES FISCAUX

Les couples bénéficient aussi de certains avantages fiscaux au fédéral, comme le montant pour époux ou conjoint de fait. Ce crédit d’impôt peut être réclamé si une personne soutient un conjoint dont le revenu est inférieur à 11 635 $ par année (en 2017). Les dépenses de soins de santé d’un couple peuvent aussi être additionnées pour maximiser le crédit d’impôt relié à ces dépenses. Idem pour les dons de charité, dont le crédit d’impôt varie en fonction de la taille du total des dons. Au Québec, le gouvernement offre toutefois un crédit d’impôt aux gens vivant seuls, calculé en fonction de leur revenu.

À la fin de sa vie active, un couple peut scinder un revenu de retraite afin de réduire l’impact fiscal sur le plus haut revenu, une occasion que n’ont évidemment pas les retraités vivant seuls. Mais le déséquilibre entre les deux situations peut se faire sentir bien avant. Une personne seule n’aura généralement pas accès à un prêt hypothécaire aussi élevé qu’un couple et devra probablement trouver un endosseur.

LA FORCE DU NOMBRE

Ce déséquilibre risque d’augmenter le nombre de personnes qui décident de vivre ensemble pour réduire leurs dépenses, notamment dans des marchés comme Toronto et Vancouver, où le prix des maisons et les loyers sont très élevés. Ce type d’arrangement aiderait notamment les jeunes dans la vingtaine et la trentaine à atteindre plus rapidement une certaine indépendance financière.

D’autres décident plutôt de rester chez papa et/ou maman. En 2016, près de 35 % des Canadiens âgés entre 20 et 34 ans vivaient encore chez leurs parents, contre 30,6 % en 2001. Les Tanguy pourraient donc se faire de plus en plus nombreux dans les prochaines années…

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