A A A
Argent

Une attitude ambiguë par rapport aux liquidités

19 juillet 2012 | Fabrice Tremblay | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer


Inquiétés par la volatilité des marchés, les investisseurs sont nombreux à vouloir augmenter leurs réserves de liquidité. D’un autre côté, ils se disent conscient que cette approche risque de ne pas protéger adéquatement la valeur de leurs avoirs. C’est cette situation contradictoire qui est illustrée par un sondage commandé par la firme iShares.

Plus des trois quarts (77 %) des répondants estiment que les craintes quant à la performance des marchés poussent plusieurs personnes à augmenter leurs liquidités. En revanche, plus des deux tiers (67 %) des investisseurs sondés s’attendent à ce que cette approche se traduise par des rendements négatifs garantis.

Puisque la conjoncture actuelle offre de moins en moins de possibilités de rendements positifs, la priorité des investisseurs revient souvent à minimiser les dégâts. « Les investisseurs ne savent plus où placer leur argent dans ce nouveau contexte où les investissements qu’ils tenaient autrefois pour acquis sont affaiblis par des rendements anémiques, la volatilité des marchés et des modèles d’investissement en mutation », souligne Mary Anne Wiley, directrice générale de de iShares chez BlackRock Canada.

Plus prisées des investisseurs fortunés

Le sondage révèle que les investisseurs fortunés, soit ceux dont la somme investie est supérieure à 250 000 $, ont davantage tendance à privilégier les liquidités (57 %) et la diversification sectorielle (46 %) que les investisseurs moins nantis. Ces mêmes investisseurs fortunés sont un peu plus intéressés à investir dans des marchés étrangers (37%) que l’ensemble des investisseurs.

« La solution n’est plus de détenir des liquidités, objecte Mme Wiley. Les gens commencent à aller au-delà de la répartition traditionnelle 60/40, dans l’objectif de concevoir des portefeuilles plus dynamiques. Les FNB peuvent être des outils précieux à cet égard, puisqu’ils sont un moyen abordable de participer aux rendements du marché et d’accéder à une gamme complète de catégories d’actifs, tout en offrant la souplesse de s’en départir au besoin. »

Le sondage a été mené en ligne par la firme Gandalf Group auprès de 550 personnes au Canada dont les économies s’élèvent à plus de 100 000 $ (exclusion faite des biens immobiliers ou des régimes de retraite).

Loading comments, please wait.