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Une Bourse surévaluée de 3 %

29 septembre 2009 | Jean Luc Charest | Commenter

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La Bourse américaine serait légèrement surévaluée et la Bourse canadienne serait justement évaluée actuellement, écrit Jean Luc Charest, gestionnaire de portefeuille au cabinet Orientation Finance.

Nous utilisons deux méthodes de calculs pour déterminer si les cours boursiers évoluent trop rapidement ou pas assez :

Première méthode de calcul : évolution du cours/bénéfices
1.    La méthode qui détermine l’évolution du cours/bénéfices des indices en fonction des prévisions des analystes financiers au 31 mai 2010.  À très long terme, la Bourse américaine qui sert de Bourse de référence s’est transigée depuis 128 ans à 16,3 fois ses profits. Cette méthode nous indique si la Bourse évolue trop rapidement ou pas.

Nous bonifions les prévisions des analystes financiers par l’observation du niveau d’optimisme, de pessimisme ou de prévisions que nous jugeons réalistes de la part des analystes, tel que le préconise la finance comportementale. Nous avons observé, sur une période 30 ans, les prévisions du consensus des analystes financiers au Canada et au États-Unis, comparées aux résultats réels des profits. On a constaté qu’à long terme les deux courbes se croisent.

Toutefois, à court terme, les analystes sont soient trop pessimistes, trop optimistes ou en équilibre. Vers la fin de la récession et au début de la reprise économique, les analystes sont historiquement trop pessimistes et ils reviennent à l’équilibre dans leur prévision durant les mois qui suivent. C’est la raison pour laquelle nous estimons que les prévisions des profits des sociétés américaines et canadiennes pourraient être réalistes au 31 mai prochain.
 
Selon ce calcul l’indice S&P500 devrait se situer autour de 1030 actuellement. Au moment d’écrire ces lignes, il est à 1047.  Cette méthode est un peu moins valide pour évaluer la Bourse de Toronto en raison du caractère très cyclique de 50 % des titres boursiers. Nous estimons que la Bourse de Toronto n’est pas surévaluée actuellement, si la tendance du prix des matières premières se poursuit.

Deuxième méthode : Morningstar
2. La deuxième méthode est celle élaborée en 2001 par un site de recherche boursière américaine très connu Morningstar.

Le calcul de la valorisation de la Bourse américaine en arrive aux mêmes conclusions. Au 23 septembre, la Bourse américaine était surévaluée de 4 %.

Selon les deux méthodes de calculs, les conclusions se ressemblent. Le calcul de la valorisation n’indique pas si une Bourse va se corriger ou poursuivre son ascension vertigineuse à court terme, mais il indique à l’investisseur la vitesse de croisière fondamentale de l’évolution des cours. Si les cours grimpent trop rapidement, les risques de correction ou de stabilisation de rendement à court ou moyen terme augmentent.

À très long terme, les cours boursiers augmentent en parallèle avec l’évolution des profits. La réalité à court terme est différente.

Un investisseur aurait obtenu un rendement légèrement supérieur au marché  si, à long terme, il avait pleinement investi en actions au moment où la valorisation des cours était justifiée et sous-exposée et les cours surévalués de plus de 15 %.

La gestion tendancielle est, à notre avis, un meilleur prédicateur, à court et moyen terme, que le calcul de la valorisation. Toutefois, combiner la gestion tendancielle à la valorisation a offert de bons résultats, à long terme, conclut Jean Luc Charest.
Le contenu de cette chronique a été gracieusement fourni par le cabinet Orientation Finance.

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