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Assurance

Une conseillère de la Montérégie radiée un an

7 août 2015 | La rédaction | Commenter

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Le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière a radié, pour une période d’un an, Myrtha Laësa Merlini (certificat no 190556, BDNI no 3130391).

Au moment des faits reprochés, elle exerçait ses activités à titre de conseillère en sécurité financière dans la région de la Montérégie depuis un peu plus d’un an.

Le 31 juillet dernier, elle a été reconnue coupable de trois chefs d’infraction, soit :

1.  D’avoir contrefait ou permis que soit contrefaite la signature de son client sur une proposition d’assurance vie;

2.  D’avoir fourni de faux renseignements à l’assureur sur une proposition d’assurance vie en inscrivant des informations erronées notamment quant aux questions d’assurabilité;

3.  De ne pas avoir exercé ses activités avec intégrité et professionnalisme en soumettant une proposition d’assurance vie dans le seul but d’en tirer un bénéfice personnel.

POUR UN CONCOURS DE VENTE

En septembre 2012, afin de pouvoir participer au concours « Soirée du Président », un événement prestigieux de son employeur (Industrielle Alliance), elle a demandé à un de ses amis de soumettre une proposition d’assurance qui serait par la suite annulée par ce dernier, et ce, uniquement dans le but qu’elle obtienne un crédit additionnel de vente à son dossier pour lui permettre de se qualifier.

Elle a donc préparé la proposition d’assurance, inscrit des informations qui étaient inexactes et signé cette proposition au nom de son client pour pouvoir obtenir le crédit convoité.

Dans sa décision, le comité de discipline souligne que les infractions reprochées à Myrtha Laësa Merlini sont contraires aux valeurs d’intégrité et de probité qu’un conseiller en sécurité financière doit démontrer dans l’exécution de sa profession.

La principale intéressée a fini par reconnaître « qu’elle a fait une erreur » et que cela constituait un manque d’intégrité de sa part, peut-on lire dans le jugement de la Chambre.

Le comité de discipline constate aussi que « le comportement de l’intimée est d’autant plus troublant qu’au moment de l’infraction, elle était aussi avocate en règle du Barreau du Québec ».


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