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Justice

Une conseillère en placement poursuit Desjardins

12 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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La conseillère en placement Guylaine Raby a intenté la semaine dernière une poursuite de près de 1,8 M$ contre Valeurs mobilières Desjardins (VMD), filiale du Mouvement Desjardins, rapporte Argent.

Elle affirme que l’institution financière lui a volé sa clientèle en marge de son congédiement.

Conseillère en placement depuis 1984, Guylaine Raby a travaillé pour VMD de 1991 à 2011. Or, en plus de 25 ans de métier, elle soutient avoir acquis une vaste clientèle.

Dans sa requête, elle affirme que son employeur, en même temps qu’il la licenciait, a mis œuvre un plan pour s’approprier sa clientèle, et ce, sans compensation.

À l’époque, elle avait été congédiée parce qu’elle avait omis de dire à Valeurs mobilières Desjardins qu’elle conseillait des clients qui détenaient des comptes à la firme Crédit Agricole Suisse Bahamas. Elle avait dû payer 20 000 $ d’amende à l’OCRCVM pour cette raison.

« Faute grave et intéressée de spoliation »

VMD aurait « illégalement usé et abusé d’une position de contrôle dominante, à son endroit, de ses biens, dossiers et informations en vue de commettre une faute grave et intéressée de spoliation, indépendante du renvoi », indique la requête introductive d’instance, déposée par la conseillère le 30 octobre.

Selon Argent, il y est précisé que « dès l’embauche, et en tout temps pertinent par la suite, la clientèle que la Demanderesse détenait, et qu’elle s’est acquise ensuite progressivement au sein de la Défenderesse [NDLR : VMD], fut reconnue comme lui appartenant en propre, étant entendu également qu’elle en aurait non seulement la propriété, mais la pleine charge et la peine responsabilité ».

À titre d’indemnisation, Guylaine Raby réclame une compensation de plus de 1,5 M$, équivalant d’après elle à la valeur marchande des actifs perdus, ainsi que des dommages exemplaires de 250 000 $, soit un montant total de 1,78 M$.

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