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Économie

Une période pour considérer les investissements à l’étranger

9 septembre 2011 | Commenter

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Les marchés d’actions à l’étranger connaissent une année difficile. Malgré tout, il est peut-être temps de faire certains investissements à l’étranger, affirme Igor Greenwald, éditeur du site MoneyShow.com, dans un article qu’il signe dans le Globe and Mail.

Les marchés émergents ont baissé de 13 % cette année, et les marchés des pays développés, excluant les États-Unis ont chuté de 15 %. Certains marchés dominants ont baissé d’une façon prononcée. Le marché chinois a baissé de 13 %, en termes de dollars, le Brésil de 18 % et l’Inde de 20%.

Avec des attentes aussi réduites, il s’agit d’une période intéressante pour faire certains investissements sélectifs. M. Greewald penche pour les secteurs réactifs à la demande des consommateurs de pays émergents. La Chine retient particulièrement son attention où l’appréciation du yuan devrait stimuler la demande des consommateurs à un rythme plus rapide que la croissance de l’économie. Le gouvernement chinois a par ailleurs les ressources nécessaires et la volonté pour régler le problème des mauvais prêts bancaires.

Les gouvernements de nombreux pays émergents disposent des ressources financières pour prendre des mesures de relance en cas de ralentissement économique. Leurs politiques monétaires indiquent cependant qu’ils ne souhaitent pas en arriver à cette situation. Ainsi la Banque centrale du Brésil a récemment réduit ses taux d’un demi-point après une période de hausses, et la Chine pourrait adopter une attitude similaire prochainement.

Difficulté d’investir à l’étranger

La Banque Morgan Stanley évalue que 80 % de la croissance mondiale cette année et l’an prochain va provenir des pays émergents. Malgré tout, les investissements à l’étranger continuent de demander un effort additionnel. C’est ce qui explique que si les rendements ne sont plus là pendant une période, les investisseurs se désintéressent rapidement. Depuis 2008, nombreux sont les investisseurs américains qui ont déserté les marchés étrangers.

Même en comprenant la langue d’un pays, les informations peuvent être difficiles à obtenir pour un investisseur. Les règles de divulgations sont différentes, et il faut toujours garder en tête le risque associé aux devises. Les changements politiques sont également fréquents. A ce sujet, M. Greewald souligne avec humour que les investisseurs américains peuvent maintenant se sentir comme chez eux dans n’importe quelle république bananière, depuis qu’ils ont vécu le mélodrame politique au sujet du plafond de la dette.

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