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Immobilier

Une plus grande stabilité à venir pour le marché résidentiel

5 février 2014 | Dominique Lamy | Commenter

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Dans sa plus récente étude économique portant sur le marché immobilier, Desjardins confirme que la chute de la construction neuve et des ventes de propriétés existantes est bel et bien terminée au Québec. Les auteurs s’attendent notamment à une certaine stabilité des prix pour 2014.

L’essouflement du marché en 2013 était souhaitable après l’ascension très rapide observée depuis le début des années 2000. La hausse des prix de 1,3 % survenue l’an dernier est toutefois supérieure au taux d’inflation de 0,7 % enregistré en 2013. En termes réels, les prix n’ont donc que légèrement progressé lors de cette période. Selon Hélène Bégin, économiste principale pour Desjardins Études économiques, le phénomène pourrait cependant s’inverser en 2014. « L’appréciation des prix se limitera à 0,5 % alors que le taux d’inflation remontera à 1,5 %. Une telle situation n’a pas été observée depuis une quinzaine d’années, juste avant que les prix grimpent en flèche. En 2015, les prix augmenteront au même rythme que l’inflation, soit près de 2 % », mentionne-t-elle.

Les délais de vente continuent d’augmenter, conséquence d’un choix plus vaste et d’un moins grand nombre d’acheteurs. Il fallait en moyenne 105 jours pour vendre une propriété en 2013 au Québec, un sommet en douze ans. « Environ le tiers des vendeurs ont dû revoir le prix demandé à la baisse l’an dernier afin de procéder à une transaction. Ceux-ci ne sont plus en position de force puisque les conditions de marché se sont détériorées », indiquent les auteurs.

Copropriétés : des surplus partout au Québec

Le ratio vendeurs/acheteurs dans le secteur des copropriétés continue de grimper et il se situe au-delà du seuil d’équilibre dans plusieurs zones et pour pratiquement toutes les fourchettes de prix. Au centre-ville de Montréal, par exemple, le nombre de copropriétés existantes à vendre a grimpé de 41 % l’an dernier, ce qui exerce évidemment une pression à la baisse sur les prix. Toujours selon l’étude en question, le recul des prix moyens pourrait atteindre 5 à 10 % cette année dans le Grand Montréal.

Le marché de l’unifamilial est pour sa part en équilibre dans la plupart des régions, ce qui favorise les hausses de prix. Même si ces dernières se poursuivent dans l’unifamilial, « le repli qui touchera les copropriétés provoquera une quasi-stagnation de l’ensemble des prix cette année » estiment les auteurs.

Dans le secteur de la location, la demande est au rendez-vous. La construction de logements locatifs conventionnels a augmenté de plus de 20 % l’an dernier. La capacité financière limitée des jeunes ménages à faire l’achat d’une propriété semble donc les inciter à se tourner vers la location.

Dans un autre ordre d’idées, les Services économiques TD estiment de leur côté que les ventes d’habitations stagneront au cours des prochaines années, au fur et à mesure que les taux d’intérêt poursuivront leur ascension. Ils évaluent d’ailleurs que les prix des propriétés au Canada seraient surévalués de 10 %.

À lire: Immobilier : hausse des prix de 1 % en 2014

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