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Affaires

Une tirelire nommée REER

1er mars 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

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tirelire_cochon_budget_argent_425BMO Groupe financier s’inquiète des résultats d’un sondage révélant que 40 % des Canadiens qui détiennent un REER ont retiré des fonds avant d’arriver à la retraite.

Parmi les principales raisons pour lesquelles les épargnants font des retraits anticipés de leur REER, on note :

* Les urgences, comme la perte d’un emploi (36 %).

* Le remboursement des dettes courantes, comme les soldes de carte de crédit (26 %).

* L’achat ou la rénovation d’une maison (25 %).

* Les études, pour soi-même ou son enfant (10 %).

* Les vacances ou les loisirs (6 %).

Un retrait anticipé d’un REER, rappelons-le, peut entraîner une lourde facture fiscale, la perte des droits de cotisation et l’atrophie de la croissance potentielle des placements.

Il existe des situations où il peut être raisonnable de retirer de l’argent d’un REER, souligne BMO. Dans le cadre du Régime d’accession à la propriété, à l’achat d’une première maison, par exemple. Il est alors possible de sortir jusqu’à concurrence de 25 000 $ (en franchise d’impôt) d’un REER. Toutefois, les propriétaires sont tenus de rembourser tout retrait de leur REER dans un délai maximum de 15 ans.

L’étude de BMO montre également que :

* Les Canadiens de 35 à 54 ans sont les plus susceptibles de retirer de l’argent de leur REER.

* Les habitants de la Colombie-Britannique (48 %) sont plus enclins que ceux des autres provinces de sortir de l’argent pour une urgence.

* Les personnes ayant un revenu de 100 000 $ ou plus sont plus susceptibles de retirer de l’argent de leur REER pour financer leurs études ou celles de leur enfant (18 %).

Plutôt que de puiser dans un REER, les épargnants seraient mieux avisés de souscrire une marge de crédit s’ils souhaitent consolider et rembourser des dettes à taux d’intérêt élevé, comme des dettes de carte de crédit. S’il s’agit de payer des frais liés aux études, ils devraient envisager de cotiser à un REEE, ce qui leur permettrait de profiter des avantages d’un placement à l’abri de l’impôt et d’obtenir des subventions gouvernementales.

Enfin, si le recours au REER est rendu nécessaire pour boucler des fins de mois, il convient alors de revoir le budget familial. On peut dégager de l’argent en renonçant à des achats périodiques non essentiels, comme le repas quotidien à 10 $ le midi ou l’abonnement inutilisé à un centre sportif.

«En cotisant régulièrement l’argent économisé à un CELI ou à un compte d’épargne ordinaire, vous serez étonné de la vitesse à laquelle vous pouvez accroître votre épargne», conclut BMO.

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