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Une vaste arnaque en ligne fait 900 000 victimes en Chine

3 février 2016 | La rédaction | Commenter

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Argent_dollar_US_impot_pyramide_425Une vingtaine d’employés de la plus importante firme chinoise d’investissement en ligne ont été arrêtés dimanche par la police, qui les soupçonne d’avoir floué près d’un million d’investisseurs pour quelque 7,6 G $US, rapporte l’Associated Press.

La chaîne de télévision d’État CCTV a diffusé les confessions présumées de deux anciens salariés d’Ezubao, une compagnie devenue la principale plateforme chinoise de financement en ligne en l’espace de 18 mois.

Ezubao promettait aux investisseurs des rendements allant de 9 % à près de 15 % par an pour le financement de différents projets, soit bien davantage que les produits financiers proposés sur le marché. Or, 95 % de ces projets étaient fictifs, aurait avoué aux enquêteurs Yong Lei, un ex-contrôleur de risques de la firme.

COMBINE À LA PONZI

Selon la presse chinoise, le cerveau présumé de cette vaste arnaque à la Ponzi s’appelle Ding Ning. Âgé de 34 ans, celui-ci a abandonné l’école à l’adolescence pour travailler dans une société où il a fait ses premières armes dans le commerce en ligne.

Alors qu’il ne possédait aucune formation technique ou financière, le jeune homme avait ouvert plusieurs bureaux à travers le pays et fait diffuser d’innombrables publicités à la télévision afin de recruter de nouveaux investisseurs.

Sa partenaire d’affaires, Zhang Min, aurait admis qu’il s’agissait bien d’une combine à la Ponzi classique, la méthode qui avait permis à Bernard Madoff d’extorquer quelque 65 G$ à plusieurs milliers de personnes.

Faisant partie de la haute direction de la holding Yucheng Group, propriétaire d’Ezubao, Ding Ning aurait utilisé l’argent détourné pour financer son train de vie luxueux, s’offrant notamment une villa à 130 millions de yuans (27 M$) à Singapour, ou encore une bague en diamant de plus de 2 M$.

ÉPARGNANTS EN COLÈRE

Aujourd’hui, beaucoup de petits investisseurs enragent. Ils réclament des comptes aux autorités qui ont accordé leur feu vert au site frauduleux et accepté de diffuser ses publicités sur les chaînes d’État, souligne Le Figaro.

La fraude financière est courante en Chine. Si l’on en croit le site web Quartz, le montant des arnaques de ce type y a été de 24 G$ l’an dernier.

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