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Valeurs mobilières Desjardins ne fait pas ses frais

2 mars 2006 | Commenter

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(02-03-2006) Le Mouvement des caisses Desjardins vient de publier ses résultats financiers de 2005. La coopérative affiche, pour une deuxième année d’affilée, des excédents avant ristournes de plus de 1 milliard de dollars, soit 1 089 millions de dollars. C’est un gain de 17 millions par rapport à 2004.

Toutes ses filiales sont rentables, à l’exception de Valeurs mobilières Desjardins (VMD). En effet, la maison de courtage subit une perte de 11,1 millions de dollars, bien que ses revenus aient été en hausse de 14 % à 257 millions de dollars.

Serge Gagné, vice-président, contrôle et divulgation financières, explique cet apparent paradoxe par le fait que VMD doit supporter des coûts de développement très élevés liés aux choix stratégiques que l’entreprise a faits. « Desjardins a décidé de développer son secteur des valeurs mobilières non pas en réalisant des acquisitions, mais en optant pour la croissance interne. »

VMD a donc investi des sommes considérables dans l’implantation de sa propre infrastructure de réseau, l’ouverture de succursales, le démarchage pour trouver des clients, etc. Serge Gagné indique que cette perte n’est pas une surprise et qu’elle est conforme au plan d’affaires de VMD. Il prévoit que cette filiale deviendra rentable en 2007.

Par ailleurs, Desjardins Gestion d’actifs affiche des actifs sous gestion de 35,8 milliards de dollars, contre 26,3 milliards en 2004. Cette augmentation de 36 % est essentiellement due à l’augmentation de l’encours des produits Épargne à terme Gestion active et Épargne à terme Perspectives Plus, de même qu’à la variation des autres actifs en valeurs mobilières, immobilières et en prêts hypothécaires. En 2005, Desjardins Gestion d’actifs enregistre un bénéfice net de 21,1 millions de dollars, comparativement à 20 millions l’année précédente.

En assurance de personnes, Desjardins Sécurité financière (DSF) a poursuivi sur sa lancée des dernières années. En 2005, cette filiale montre un bénéfice net record de 159,7 millions de dollars. C’est 22,7 % de mieux qu’en 2004.

La part du bénéfice de DSF attribuable aux caisses Desjardins s’élève à 151,6 millions de dollars, 18,9 % de plus qu’au terme de l’exercice précédent. Quant au rendement des capitaux propres, à 24,9 %, « il demeure l’un des meilleurs de l’industrie des services financiers », indique Desjardins.

L’actif sous gestion de DSF a crû de 15,3 % au cours de la dernière année, s’élevant à plus de 17,2 milliards de dollars au 31 décembre 2005. Enfin, les revenus de primes d’assurance et de rentes ont enregistré une hausse de 10,1 %, passant de 2,1 à 2,3 milliards de dollars, contribuant ainsi à la rentabilité de chacun des secteurs d’affaires.

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