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Vente de RONA : Scotia Capitaux empoche 30 M$

14 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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Scotia_banque_425La firme Scotia Capitaux a réalisé un coup énorme en participant aux négociations qui ont précédé la vente de RONA à l’Américaine Lowe’s le mois dernier. Les conseillers qui y ont pris part ont récolté pas moins de 30 M$ pour leurs services.

C’est du moins ce que rapportait La Presse vendredi. Pour en arriver à ce chiffre, le quotidien a interrogé certaines sources proches du dossier qui affirment que la firme conseillère s’est trouvée « au bon endroit, au bon moment ».

Car selon lesdites sources, le président du conseil de RONA – véritable maître d’œuvre des tractations ayant mené à l’entente – n’aurait pas vraiment eu besoin de courtier. « [Robert Chevrier] est un des meilleurs négociateurs au Québec, dit une autre source consultée par le journal. Il n’avait pas besoin de courtier pour faire la job. »

Au final, M. Chevrier est parvenu à négocier une prime d’achat de 105 % du prix courant de l’action, qui s’échangeait au moment de la vente à 11,68 $. Il en a obtenu 24 $, « ce qui a entraîné les honoraires de Scotia dans son sillage », précise l’article. La Banque Scotia a refusé de commenter le dossier.

PRIME DE 1 %

« Côté frais, ce sont les conseillers [en services] financiers qui gardent toujours la très grosse part du gâteau », confie une des sources de La Presse.

Les conseillers retiennent plus ou moins 1 % de la valeur d’une transaction, le taux variant selon les cas.

Rappelons que RONA a été vendue le 3 février dernier à Lowe’s pour 3,2 G$. Si on applique ce pourcentage de frais à cette somme, on arrive effectivement à un total environnant les 30 M$.

LE GRAND PERDANT EST…

Au-delà de ce gain substantiel des conseillers de Scotia, il semble que la transaction a fait plusieurs gagnants, dont le PDG de RONA, qui a empoché à lui seul 12,7 M$. Le cabinet d’avocat impliqué dans le dossier – Norton Rose – s’est aussi frotté les mains à la suite de cette vente.

En fait, le seul perdant dans cette affaire, note l’article, serait le gestionnaire de patrimoine BMO Nesbitt Burns, qui a cessé de s’occuper du dossier RONA à la suite d’une première tentative d’acquisition par Lowe’s qui a avorté en 2012. Dommage…


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