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Économie

Vers une augmentation des taux ailleurs?

13 juillet 2017 | La rédaction | Commenter

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La première hausse du taux directeur de la Banque du Canada en sept ans pourrait donner le ton tout autour de la planète, croit Bloomberg.

Après les États-Unis un peu plus tôt cette année, c’est donc au tour du Canada de hausser son taux directeur. Mais plusieurs autres pays sont actuellement dans les blocs de départ et le geste de la Banque centrale canadienne pourrait bien débloquer la situation ailleurs.

« Nous nous soucions généralement peu de la politique monétaire canadienne, écrit en effet John Cairns, stratège à la banque sud-africaine RMB. Mais comme la Banque du Canada a augmenté son taux directeur pour la première fois depuis le début de la crise, c’est certain que la pression va augmenter pour que d’autres fassent de même. »

Quoi qu’il en soit la perspective de ce resserrement de la part de la banque centrale canadienne a déclenché une forte croissance des marchés obligataires publics au cours des deux dernières semaines, et ce, dans la plupart des pays du G7. Au Canada, les rendements à deux ans ont même augmenté de 26 points de base au cours des quinze derniers jours, la plus forte hausse parmi les pays développés suivis par Bloomberg.

Cela dit, le fait que le Canada soit le premier pays à suivre les États-Unis n’a rien d’une surprise : les relations bilatérales entre les deux voisins sont parmi les plus importantes au monde et les États-Unis représentent 75 % des exportations canadiennes. Résultat, aucune politique monétaire d’un autre pays du G7 n’est plus alignée sur la Fed que celle du Canada.

REGARDS TOURNÉS VERS L’EUROPE

En réalité, si le Canada n’a pas suivi la Fed plus rapidement, c’est à cause de la chute des prix du pétrole qui ont engendré des pertes de plus de 60 milliards de dollars par an au gouvernement fédéral depuis 2015.

Une baisse des prix du pétrole qui avait d’ailleurs entrainé dans son sillage la baisse des taux directeurs de 0,50 % il y a deux ans. Et Bloomberg rappelle que ce mouvement, à l’époque, avait été suivi par d’autres banques centrales, dont celle de Chine, du Danemark, de la Suède, de l’Indonésie ou encore de l’Australie.

La hausse de mercredi pourrait donc bien initier le mouvement inverse. Rappelons qu’en avril dernier, le membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Benoît Coeuré, a appelé les États membres de l’Union européenne à se « préparer à une hausse des taux d’intérêt ».

Quant à la Banque d’Angleterre, qui a maintenu son taux directeur à 0,25 % en juin, elle envisagerait maintenant une hausse rapide afin de contrer une accélération de l’inflation supérieure aux prévisions.

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